La ministre de l'Environnement, Céline Tellier, a pris la décision de refuser le permis d'environnement pour une "hydrobase" sur le lac de la Plate Taille, aux barrages de l'Eau d'Heure. Une position déjà défendue par la commune de Froidchapelle, contre laquelle l'exploitant avait été en recours. L’ASBL Terre éco-citoyenne et Greenpeace s'étaient également opposée à l'exploitation des lacs comme "piste d'amerrissage" pour les hydravions.

L'activité, sur place, existe pourtant déjà. La Direction générale des transports aériens avait même donné une reconnaissance officielle DGTA, mais pour une question technique (de taille du lac et de catégorie d'hydrobase), l'obtention d'un permis d'environnement semblait obligatoire.

Christophe Clersy, député régional Ecolo, avait déjà interpellé la Ministre du Tourisme, Valérie De Bue, à ce sujet en décembre 2019 mais celle-ci affirmait que l’autorisation d’amerrir et de décoller avait été donnée en parfaite concertation entre les autorités compétentes et les utilisateurs du plan d’eau. "Outre le problème environnemental, la sécurité des amoureux des sports nautiques était clairement mise en danger par la présence de l’hydravion sur le lac. Chaque sportif doit pouvoir exercer son activité sans perturber celles des autres et ça n’était pas le cas ici" soulignait à l’époque le député.

Aujourd'hui, le refus (signifié le 30 octobre dernier) est accueilli avec le sourire par Ecolo. "Cette décision n’est donc que la suite logique des plaintes des utilisateurs du lac, des associations, des riverains et des habitants de la région concernant les nuisances sonores liées à l’hydravion. Cette activité n’était clairement pas éco-compatible avec le caractère récréatif du site. Il existe tellement d’autres activités nautiques plus en adéquation avec la nature du site comme la voile, le kayak ou encore le paddle. Il est évident qu’il faut promouvoir davantage ces sports non motorisés pour préserver la faune et la flore du Lac mais également garder ce lieu comme un lieu détente et de connexion avec la nature." 

Pas sûr que le sentiment soit le même du côté de l'exploitant...