La Région veut abandonner le projet, les bourgmestres se mobilisent.

La conférence des bourgmestres de Charleroi Métropole se mobilise pour la RN54. Le projet, lancé il y a plus de 40 ans, avançait enfin jusqu’à ce que le nouveau gouvernement wallon annonce qu’aucune nouvelle route ne serait créée dans les 5 prochaines années. Le dossier de la RN54 avait pourtant évolué pour qu’une étude soit réalisée en septembre, la concrétisation de ce dossier était inscrite dans le plan infrastructures 2019-2024 et 10 millions d’euros y étaient déjà consacrés. Mais le nouveau gouvernement a décidé d’abandonner la RN54 pour l’instant.

Une lettre pour le ministre des Infrastructures et de la Mobilité

Depuis cette annonce, les citoyens, les représentants politiques et les bourgmestres se mobilisent et interpellent le gouvernement régulièrement pour le sensibiliser à ce projet important pour la mobilité de la région de la Haute Sambre (Merbes-le-Château, Lobbes, Erquelinnes et Thuin). "Aujourd’hui, les communes, villages et hameaux concernés ne peuvent plus faire face au charroi massif qu’ils doivent absorber et aux camions qui passent", explique Paul Furlan. En tant que président de la conférence des bourgmestres, il a rédigé une lettre pour le ministre des Infrastructures et de la Mobilité, Philippe Henry (Écolo). "Étant sollicité par les élus locaux des communes concernées par la mise en œuvre des investissements nécessaires à la poursuite de ce projet, je me permets de vous adresser la présente afin de vous sensibiliser à cette problématique majeure pour notre territoire", écrit-il.

Que dit la Déclaration régionale de politique ? "Au-delà du plan 2019-2025, à l’exception des travaux de sécurité et des connexions au réseau existant d’infrastructures essentielles et aux travaux de sécurité, le gouvernement n’entamera pas l’étude et ne réalisera pas de nouvelles voiries et d’extensions de voirie." Mais pour l’ensemble des bourgmestres, la RN54 n’est pas un "nouveau dossier" ! Paul Furlan en explique les raisons : "des fonds publics considérables ont déjà été investis dans ce projet, des ressources humaines très importantes y ont été consacrées et les études sont en phase de finalisation. C’est un dossier qui s’inscrit dans une dynamique internationale puisqu’il constitue la suite logique des investissements réalisés de l’autre côté de la frontière. Il faut aussi consulter la France."

Les bourgmestres invitent le ministre à venir sur place afin de constater les difficultés.