Depuis la fermeture en urgence du pont du Goulet à Hautrage il y a une quinzaine de jours, la mobilité à Saint-Ghislain est devenue un enfer. Mais la situation n’impacte pas que les automobilistes. Les riverains de la rue Dufuisseaux n’en peuvent plus. Pétition à l’appui, ils demandent que des solutions soient trouvées.

Chaque minute, ce sont des dizaines et des dizaines de camions qui empruntent cette voirie régionale en ne respectant pas la zone 30 km/h et en montant sur les bordures et trottoirs. "Nous habitons ici depuis 24 ans et nous n’avions jamais connu pareille situation", déplorent Danielle et Henri Nulens, riverains.

Dès le petit matin jusqu’en milieu de soirée, le charroi est infernal. "Notre maison tremble à chaque passage. Nous craignons de constater des fissures. À cela s’ajoutent le bruit évidemment mais aussi un sentiment d’insécurité. La rue n’est pas très large et les camions, pour se croiser, empiètent sur les accotements et mettent en danger tous les usagers, notamment les enfants de l’école située juste en face de notre habitation."

Tous les habitants sollicités ont signé la pétition lancée la semaine dernière. "Certains envisagent de déménager alors qu’ils ont toujours habité ici. D’autres viennent de s’installer et regrettent déjà leur choix… Ce n’est pas tenable, nous ne pouvons pas continuer à subir cela des mois, des années." La détresse de certains citoyens est bien réelle.

Pour Pascal Baurain (Osons !), il serait de bon ton de repenser les déviations. "En provenance de Dour, le trafic quitterait la route de Wallonie pour gagner la rue de Tournai, emprunter la rue du Petit Villerot et le pont de la rue Octave Malice, où il pourrait rejoindre la route de Wallonie moyennant un aménagement routier provisoire via un terrain public", expose-t-il, ajoutant que des aménagements seraient aussi nécessaires au niveau communal.

"Pas si simple", explique l’échevin des Travaux, François Roosens (MR&Citoyens). "Les propositions de Pascal Baurain ont été étudiées mais elles nous semblent farfelues. Évidemment, nous aimerions avoir la solution miracle. La commune n’a pas la main et il est impensable de dévier un charroi lourd sur des routes communales, inadaptées au contraire des voiries régionales." L’échevin assure que les contacts avec le SPW sont réguliers et que l’établissement d’un cadastre des habitations situées le long des voiries de déviation a été demandé.