Le projet de réhabilitation des abords du Grand Large est entré dans une nouvelle phase depuis le 2 octobre. La société Spaque, spécialisée dans la réhabilitation de friches industrielles et de décharges, a débuté les manœuvres dans la zone sud de ce site d’une superficie de 11,7 hectares. Celui-ci est délimité au nord par l’avenue de la Sapinette, au sud par la résidence des Baudarts, à l’ouest par la rue du Grand Large et à l’est par la Haine. La réalisation de cette phase nécessite une période de 45 jours ouvrables que la Spaque a débutée en procédant au déboisement et au débroussaillage du site. "Un rideau d’arbres sera toutefois conservé le long des habitations", précise l’entreprise. "Quatre spots de pollution identifiés lors de la phase d’investigation des sols seront alors excavés et évacués en centres de traitement agréés. Les eaux souterraines seront également pompées et analysées. Enfin, les excavations seront remblayées au moyen de terres saines."

Limiter les désagréments

Pour les riverains, notamment ceux du quartier de la résidence des Baudarts, des mesures seront entreprises afin de limiter les désagréments liés au chantier : arrosage des sols, mesures de la qualité de l’air, camions bâchés, nettoyage quotidien des voiries, vitesse limitée des camions, contrôle du niveau sonore, etc. Cette réhabilitation entre dans un vaste projet financé par le Plan Marshall 2.vert. Ces dernières années, les travaux de la Spaque s’était essentiellement concentrés sur le terrain de 40 000 m² situé à côté de la piscine, qui servait autrefois de dépôt de boues de curage et de dragage provenant du canal.

Des travaux d’assainissement terminés

Les sols pollués ont depuis été complètement assainis en retirant terres polluées, métaux lourds, huiles minérales et hydrocarbures cycliques. La zone boisée actuellement en chantier est donc la dernière à devoir être réhabilitée. Une fois cette phase terminée, la Ville de Mons et l’intercommunale Idea ont prévu d’y créer de l’activité économique et une zone de loisirs. Reste à savoir quoi exactement. "Le projet que le bureau d’études nous a proposé a été recalé par le collège car il ne correspondait pas du tout à une gestion efficace des deniers publics, ni à une vision stratégique intéressante à long terme pour Mons et pour le site", nous signale la Ville de Mons. "Nous allons donc devoir relancer le dossier. L’enjeu est tel que nous ne pouvons pas nous tromper."