Interrogée par le député fédéral Paul-Olivier Delannois (PS), la ministre de la Mobilité et de la SNCB, Jacqueline Galant (MR), ne s’est pas montrée emballée par le projet du Réseau express Grand Lille (REGL) qui relierait notamment Lille à Courtrai, via Mouscron et dans lequel Tournai n’est pas incluse.

Selon la ministre, le nombre de trajets entre Lille et Tournai est suffisant. Et puis, la SNCB n’a même pas été consultée.

Plutôt intéressé

Le député wallon Jean-Luc Crucke (MR) a relayé cette information au Parlement wallon. Il a ainsi interpellé Maxime Prévot (CDH). Et au contraire de la ministre fédérale, le ministre wallon de la Mobilité semble plutôt intéressé par le projet REGL s’il inclut Tournai.

"Au contraire de l’axe Lille-Mouscron-Courtrai, l’axe Lille-Tournai n’est en effet, à ce jour, pas repris dans ce projet - vous l’avez souligné - ce qui semble absurde, notamment parce que les principales ambitions de l’Eurométropole sont de gommer les frontières nationales et de construire une métropole européenne commune", glisse Maxime Prévot. "Je relève aussi que l’offre ferroviaire entre Lille et Tournai se doit d’être améliorée."

Un train par heure

Tournai et Lille sont reliées par un train par heure dans chaque sens, mais les arrêts sont nombreux.

"Le temps de parcours standard est désormais de 29 minutes alors qu’il est théoriquement possible de relier ces deux villes en 19 à 20 minutes avec des trains directs", relève le ministre. "L’intégration de Tournai dans le projet de Réseau express Grand Lille permettrait de distinguer les trains lents, ceux du réseau express, des trains rapides, les IC, qui ne s’arrêteraient plus partout en France."

Maxime Prévot assure qu’il restera vigilant. "Je vérifierai au terme de la procédure, soit vers la fin janvier 2016, si Tournai a bien été intégrée dans la réflexion et si une offre de trains supplémentaire est envisagée. J’ose espérer que la ministre fédérale des Transports et sa collègue de Tournai agiront de manière pugnace dans cette matière qui relève avant tout du fédéral et de la SNCB."

Pour Jean-Luc Crucke, la Région wallonne a également un rôle à jouer. Peut-être via la création d’une maison de la Wallonie à Lille.

"Je peux vous assurer qu’en termes de business, en termes de relation, en termes de visibilité, cela aurait son petit effet et les petits effets font les grands domaines."