Paul-Olivier Delannois ne plaisante pas avec le respect des mesures sanitaires visant à freiner la propagation du Covid-19. Il l'a d'ailleurs récemment prouvé en faisant fermer un établissement Horeca qui laissait, notamment, danser leurs clients malgré l'interdiction.

Dernièrement, c'est un autre établissement qui s'est attiré les foudres du bourgmestre de Tournai. En effet, le restaurant Villa Bellini, situé au sein de la place Saint-Pierre vient d'être frappé d'un arrêté visant sa fermeture pour une période de deux semaines, soit jusqu'au samedi 12 septembre prochain.

Il faut dire qu'à deux reprises, les services de la zone de police du Tournaisis ont pu dresser un rapport pas vraiment favorable au gérant de cet établissement.

Dans le premier, datant du 1er août, on peut notamment y lire que "les services constatent que le gérant est venu en terrasse ouvrir une bouteille de rosé, faire goûter le vin et servir quatre clients, sans masque ni aucune protection au niveau du visage. Le gérant sert les clients sans respecter les distanciations sociales et discute avec eux en étant juste à côté d'eux."

Entendu quelques jours plus tard, "il a exposé que s'il ne portait pas de masque, c'est à la suite de circonstances particulières. En l'occurrence, il a exposé que c'étaient des amis proches qui étaient attablés et que lorsque le serveur lui a précisé qu'ils souhaitaient consommer du rosé, le gérant était en train de manger et s'est proposé d'aller les servir à table. Dans la précipitation, il a reconnu avoir oublié de remettre son masque."

Suite à l'absence d'antécédents, il a alors été décidé de suspendre la procédure de sanction administrative entamée. Si le gérant a donc échappé une première fois à la sanction de fermeture de son établissement, il n'aura pas eu la même clémence par la suite.

En effet, le rapport de police du 11 août, faisant suite à une visite des services de l'ordre la veille, ne lui était toujours pas favorable.

On y apprend notamment cette fois "qu'à aucun moment, le gérant ne nettoie les tables et les chaises placées en terrasse. Le gérant ne porte ni masque, ni visière de protection. Il installe les clients sans être porteur du masque et ne respecte pas la distanciation sociale et il les laisse quitter leur table pour aller et revenir des toilettes sans être porteurs du masque. Il ne demande pas les coordonnées d'une personne par table. Le gérant va même jusqu'à embrasser plusieurs clients."

Après le départ des derniers clients, les services de la zone de police ont fait part de leurs constats au gérant. "Ce dernier a déclaré qu'il ne portera pas le masque car il est convaincu que cela ne sert à rien."

Entendu, cette fois-ci accompagné de son conseil, le gérant ne s'est visiblement pas montré très convaincant devant la police en prétendant notamment qu'il portait bien un masque mais que ce dernier était en plastique transparent et donc invisible de loin.

Vu l'état de récidive, la décision de fermeture pour une durée de quinze jours a donc été prise. Elle est entrée en vigueur ce samedi 29 août et sera valable jusqu'au 12 septembre à 23h.

"Prendre un arrêté de fermeture n'est pas chose aisée, que ce soit pour des logements mais aussi vis-à-vis d'établissements relevant de l'Horeca, assure le bourgmestre. Aussi, à chaque fois que j'en prends un, je mesure systématiquement les conséquences de celui-ci. Avant de fermer un établissement, je donne fréquemment des avertissements. Par respect pour le professionnalisme de la grande majorité d'entre eux, je ne peux pas fermer les yeux sur les errements d'une petite minorité."