Luc Depret, un habitant de Tournai, était invité à dîner chez un ami le soir du 1er janvier. Le petit groupe, composé de quatre adultes et deux enfants de 13 ans (soit un quota supérieur aux mesures sanitaires actuellement en vigueur), partageaient leur repas lorsque la police, alertée par une voisine, est intervenue.

Vers 23h, cinq policiers ont sonné à la porte. Le propriétaire des lieux a refusé de les laisser entrer. "Il a fait de la résistance et en quelques secondes, les policiers se sont engouffrés dans le couloir et l’ont littéralement arraché de chez lui. (...) Il a été traîné sur le trottoir, sur le sol", témoigne le Tournaisien de 63 ans, qui n'a pas pu s'empêcher d'intervenir: "Je leur ai dit qu’on était en train de souper. Face à mon attitude de résistance, j’ai été très vite malmené par un, deux, trois, quatre policiers. J’ai reçu des coups de matraque, j’ai été plaqué au sol, j’ai été menotté".


Face à tant de violence, Luc explique avoir perdu connaissance. Il a alors été conduit aux urgences, toujours menotté, "comme s'il était un terroriste". L'homme a ensuite été emmené au commissariat et a passé plusieurs heures en cellule.

Interrogé par la chaîne locale No Télé, le visage encore marqué par plusieurs égratignures, Luc raconte aujourd'hui être sous le choc. "Nous ne nous attendions pas à une telle attitude démesurée face à une infraction qu’on reconnait. On n’est pas contre la police, contre les contrôles. On s’est dit: on prend un risque mais il est raisonné". 

Luc se dit "humilié" et ne comprend pas une telle entrave à ses libertés élémentaires. "On était quatre, on soupait. On touche à des libertés tellement naturelles", déplore l'homme. "On est dans une dérive policière", conclut Luc Depret.

Selon No Télé, une enquête va être ouverte pour comprendre les circonstances dans lesquelles se sont déroulées l'intervention.