La destruction partielle au cours d’une opération de nettoyage d’une peinture d’Edmond Dubrunfaut, qui se trouve dans le couloir de la gare de Tournai, a incité les mandataires régionaux Christian Brotcorne (CDH) et Jean-Luc Crucke (MR) à interpeller la ministre Inge Vervotte (CD&V). Les mandataires hainuyers s’inquiétaient notamment de savoir si la SNCB et son personnel connaissaient cette œuvre.

"Les travaux ont été commandés par les services de la direction patrimoine de la SNCB et réalisés par le personnel de la gare. Il n’y a pas eu de cahier des charges. Il s’agit de travaux de rénovation d’une peinture réalisée il y a plus de vingt ans. Elle se détériorait avec le temps et était victime d’actes de vandalisme", explique la ministre, qui ajoute: "Certains éléments de la réalisation sont attaqués par l’humidité. La restauration de la peinture n’était pas envisageable vu son état et sa localisation. Quant aux faïences murales qui constituent la partie principale de l’œuvre, elles sont intactes. Une réunion est envisagée entre la direction patrimoine, la Ville de Tournai et la famille Dubrunfaut. Le souci de chaque partie est de valoriser ces réalisations et de présenter l’œuvre aux générations futures qui fréquentent la gare."

Le député Christian Brotcorne veut impérativement tenter de sauver la fresque. "On pourrait envisager son déplacement dans un endroit plus sûr, où elle sera à l’abri des intempéries et de l’humidité. Il faut tout mettre en œuvre pour garder son intérêt artistique." Son voisin frasnois, Jean-Luc Crucke, un habitué des couloirs de la gare, abonde dans le même sens. "C’est une question sentimentale. Tout le monde tient à une œuvre culturelle. Même si M.Dubrunfaut avait des idées politiques très ancrées, il a réalisé de belles choses. J’aimerais donc qu’on les conserve."