Hainaut La plateforme comporte 100 000 spécimens en Belgique et en France.

Pour aider les villes à gérer leur patrimoine arboré, le bureau d’études de Murielle Eyletters a développé une application informatique baptisée Aliwen Tree Manager (ATM) : celle-ci propose une carte d’identité de chaque arbre, une optimisation de la gestion des tâches et des entretiens, une estimation de la valeur ornementale et un calcul du stock carbone, avec une traçabilité pour chaque intervention.

Consultante de plusieurs municipalités en France dont Bordeaux et Lille, l’experte travaille régulièrement à Charleroi dont elle est originaire : c’est là qu’elle effectue l’une de ses premières expertises phytosanitaires, sur les marronniers du boulevard Audent.

Plusieurs autres chantiers suivront, tant pour le secteur public que le privé : le plan de gestion des arbres de l’école Gosselies Providence Humanités (GPH), celui des 120 arbres du parc de Marchienne-au-Pont où elle recourt au tomographe à onde sonore pour sonder la structure des troncs.

Il y aura plus récemment des interventions liées au projet Médiasambre sur la place de la Digue en centre-ville, pour le compte de la RTBF : une étude de faisabilité d’intégration de la nature dans le bâtiment, puis l’expertise de la végétation dans le cadre d’une certification environnementale.

Les arbres apportent de la diversité, du bien-être, contribuent au développement durable en stockant le carbone lié aux activités humaines. Murielle en identifie l’espèce au premier regard. Un mètre ruban l’aide à évaluer leur âge, qui correspond au tiers de leur circonférence en centimètres. “C’est une donnée intéressante à connaître en cas de conflit de voisinage, puisque le code rural préserve les arbres de plus de trente ans.”

Il y a plus de 25 000 arbres remarquables en Wallonie. Les doyens ont plusieurs centaines d’années.