Elle perd des subsides pour ne pas avoir respecté la procédure sur des travaux.

Au moment d’aborder le plan d’investissement communal (travaux) 2019-2021, Bastien Marlot (Pour l’avenir) a jeté un fameux pavé dans la mare.

"Vous réinscrivez dans ce PIC (plan d’investissement communal), au détriment d’autres projets, deux dossiers d’entretien des voiries béton dans de nombreuses rues de l’entité et qui faisaient partie du PIC 2017-2018. Or, par courrier du SPW datant de février dernier, il est fait mention que la procédure légale n’a pas été suivie concernant ces travaux et que le marché attribué présente à chaque fois des erreurs. Avec au final une perte de 46 485 € !"

L’échevin compétent, Marcel André (PS), n’a pu que confirmer. "Nous avons omis de demander l’avis préalable de la DGO car nous voulions faire passer les dossiers avant fin 2018."

Bastien Marlot ne comprend pas pourquoi la commune n’a pas attendu d’avoir reçu l’autorisation du pouvoir subsidiant. Il va encore plus loin.

"Le PIC doit être approuvé avant le 1er juin. La circulaire ministérielle demande qu’un tiers des travaux soit réservé à la mobilité durable sur les voiries ou aux performances énergétiques sur les bâtiments. Or, votre PIC ne reprend pas ce tiers et risque d’être rejeté à Namur. Nous restons constructifs. Nous allons approuver ce PIC mais pensez à prévoir ce tiers sinon, il sera refusé."

Pierre-Marie Sprockeels (CAP) s’est abstenu en raison de l’absence selon lui de ce tiers de travaux concernant la mobilité et l’énergie.

Le bourgmestre , Luc Vansaingèle (PS) souligne, pour expliquer ce contretemps, que la commune doit faire face à "des communications dans tous les sens et beaucoup de procédures à justifier auprès du niveau de pouvoir supérieur."

Le PIC 2019-2021 fait 2 millions, dont 1,2 million de subsides. Il comprend la réfection de la place de la Victoire à Basècles, l’égouttage à Favarcq, le chemin du cimetière de Grandglise et la lutte contre les inondations à Ellignies, en plus des travaux de voiries qui ont fait l’objet de la fameuse boulette à 46 000 €.