Notre-Dame du Mont Carmel pourrait devenir un espace culturel.

Le dossier de Notre-Dame du Mont Carmel a été lancé il y a plus de deux ans : cette fois, la désacralisation de cette église du vieux Thuin, à la ville haute, est bien partie pour être votée lors du prochain conseil communal, le 26 novembre.

Une diminution de fréquence

Pourquoi désacraliser cette église ? Tout est parti d’un constat. "C’était à la demande des autorités ecclésiastiques, il y avait une forte diminution de la fréquence des offices à Notre-Dame du Mont Carmel, notamment à cause du manque de prêtres, qui ne peuvent pas se démultiplier à l’infini, se souvient le bourgmestre Paul Furlan (PS). Quand on a envisagé une rationalisation du nombre d’églises, vu que deux autres sont fort fréquentées à Thuin, tout le monde était d’accord de désacraliser celle de la ville haute." L’évêché et la fabrique d’église ont marqué leur accord pour la désacralisation. C’est désormais au conseil communal - le bâtiment appartient à la commune - de se prononcer, avant que le dossier ne retourne à l’évêché pour un accord final, ce qui ne devrait pas être un problème d’après le bourgmestre. L’église, qui sera alors devenue un "simple" bâtiment, pourra alors revenir dans le giron communal. Mais pour y faire quoi ? "Le bâtiment est bien situé parce qu’il est en plein cœur de ville, où on manque d’espace, mais il n’y a pas de places de stationnement. On ne sait pas encore quoi faire du bâtiment, mais la première idée de la majorité, ce serait d’en faire un espace culturel et citoyen. La vie culturelle est assez intense à Thuin, et l’exposition du centre culturel est très fréquentée, mais on n’a pas d’espace pour du théâtre ou des concerts."

Trouver des moyens

Pour cela, il faudra des moyens. Paul Furlan avait obtenu un million d’euros sous la précédente législature, mais le dossier a traîné et aujourd’hui les fonds ont été réaffectés ailleurs. Il faudra trouver des fonds ailleurs. L’église a subi un incendie il y a quelques années, et si les assurances ont indemnisé, les travaux de rénovation, eux, n’ont pas encore été effectués. Et puis il y a du mobilier, notamment des tableaux, qui appartiennent à la fabrique. "Comme dit le Doyen, les mettre dans un grenier ne servirait à rien, ça ne nous dérange pas qu’ils restent en place", note Yves Caffonette, échevin du Culte. La réflexion dans ce dossier original n’en est qu’à ses débuts.