Le magistrat a déclaré dans son réquisitoire que de nombreuses mains avaient été tendues vers le meurtrier, qui n'a pas eu un parcours de vie rêvé. Abandonné très jeune, il a été placé dans des institutions et dans des familles. "Une dame lui a procuré une famille, mais à la première dispute, il a laissé libre cours à sa colère. L'absence de parents ne devrait jamais servir d'argument pour priver une petite fille de son papa".

Sur la personnalité du meurtrier, l'avocat général met en évidence une personnalité violente, impulsive et borderline. Un gros travail d'ordre psychologique doit être entrepris, car le meurtrier ne fait aucune preuve d'empathie, ne manifestant aucune émotion quand il cogne Romain Martin ou quand il regarde une vidéo d'un homme balancé dans un canal. D'ailleurs, il avait pris en photo Romain, inconscient sur le trottoir de la rue de Loverval.

"Romain Martin n'a pas eu non plus une vie facile mais cela ne l'a pas empêché d'évoluer. Ce qui s'est passé est l'aboutissement d'un processus, de laisser parler la violence sur la base d'un prétexte. On n'est pas en présence d'un fait qui a dépassé son auteur", a conclu l'avocat général.