Pour beaucoup, la crise sanitaire est assimilée à un véritable fiasco logistique. Après les pénuries de masques et de gel hydroalcoolique lors de la première vague, ce sont les capacités de testing de notre pays qui sont pointées du doigt, depuis plusieurs semaines, alors que la deuxième vague se profilait. Ces capacités de testing, la Belgique avait promis de les renforcer pour les augmenter. Si bien que depuis quelques semaines, les personnes asymptomatiques ne peuvent plus bénéficier d’un test PCR, les différents centres étant littéralement débordés.

Depuis peu (un avis de Sciensano du 12 octobre dernier), il est permis d’avoir recours, dans un cadre bien précis, à ces fameux tests antigéniques, que la France propose d’utiliser depuis plusieurs mois. En théorie tout du moins… Car en pratique, il est très compliqué (usons d’euphémisme, NdlR) d’en trouver en pharmacie sur le territoire belge, même s'ils font partie depuis hier de la stratégie de testing. Si bien qu’en zones frontalières, les pharmacies françaises feraient face à une affluence record, certains Belges téléchargeant l’attestation de déplacement française pour s’y rendre.

Mais si l’engouement pour ces tests antigéniques ne fait pas défaut, on ne peut malheureusement pas en dire autant de leur présence dans les pharmacies. Et pourtant, une société montoise, S-Promotion, propose d’approvisionner, avec des quantités titanesques, ces fameux kits antigéniques. "Il est vrai qu’à l’heure actuelle, nous n’avons pas encore eu beaucoup de demandes", assure Frédéric Pietraszek, l’un des responsables de la société. "Et pourtant, nous pouvons livrer quelque 50 000 unités par jour. Et ce ne sont que les débuts, ce chiffre serait appelé, si besoin, à évoluer. Ces tests affichent une fiabilité de 98,4 %."

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Nous nous sommes procuré l’un de ces tests. L’utilisation est somme toute relativement simple, et rapide, le résultat étant disponible en 15 minutes. Le kit comprend un écouvillon stérile, un récipient de réactif et une cassette de test et une notice d’utilisation qui reprend notamment toutes les étapes. Impossible à première vue de se tromper. Notons que Sciensano impose que ces tests soient réalisés par du personnel formé (en pharmacie, ou par un aide-soignant dans une maison de retraite, par exemple), ce qui n’est pas le cas dans cette situation.

En guise de première étape, la notice requiert de dévisser le flacon de réactif. Ensuite, nous introduisons l’écouvillon (plus fin que les tiges PCR) dans l’une des narines du sujet, parallèlement au palais, et le tournons contre la paroi nasale. Sans plus attendre, nous insérons l’écouvillon dans le récipient de réactif, en prenant soin de bien le mélanger pour le laisser reposer pendant deux minutes. Nous versons par après deux gouttes du produit potentiellement infecté dans la cassette de test, et nous patientons 15 minutes.

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Cette cassette offre trois résultats possibles : positif, négatif et, enfin, et non des moindres, invalide (ne laissant dès lors aucun doute sur la manipulation effectuée). Verdict : Négatif ! De quoi soulager notre cobaye du jour.