Économie La société basée à Berneau et active dans la fabrication d’écrans de protection n’a jamais vu ça.

À quelque chose, malheur est bon… Ou encore le malheur des uns fait le bonheur des autres… Autant d’adages bien connus mais qui semblent se vérifier en temps de crise. Et ce comme on est en train d’en vivre une eu égard à l’épidémie de coronavirus et à ses conséquences drastiques.

Ainsi donc, c’est l’expérience qu’a pu faire depuis vendredi dernier la société Laserlux. À savoir en l’espèce une petite PME basée à Berneau (Dalhem), non loin de Visé, et active depuis une petite dizaine d’années dans la fabrication d’écrans de protection.

Situation exceptionnelle

Âgé de 41 ans, son gérant David Solheid nous a contactés durant ce week-end via les réseaux sociaux. Et ce afin de nous faire part de la situation exceptionnelle dans laquelle il se trouve depuis l’annonce des mesures gouvernementales de jeudi en soirée.

24 h à peine après cette annonce, l’entreprise familiale, qui se présente comme "la solution pour la gravure sur tous supports et la découpe de matériaux non ferreux", recevait une première commande. "Une gérante de treize pharmacies de la région liégeoise était demandeuse rapidement d’écrans de protection", explique David Solheid.

Ce dernier, avec sa petite équipe de trois personnes, a envoyé un devis en urgence à sa cliente et a turbiné durant le week-end. "Fort heureusement, nous disposons de plusieurs machines performantes et nous avons engagé une personne en début d’année".

La production des écrans en plexiglas a pu débuter sans tarder et la cliente a été livrée. Mais il n’était pas au bout de ses surprises relativement aux mesures liées au coronavirus…

Ce lundi en matinée, ce ne sont pas moins de 200 commandes qu’il a reçues. "C’est du jamais-vu pour moi qui suis dans le métier depuis sept ans." Les demandes viennent de plusieurs secteurs. Celui des pharmacies et du groupe Multipharma actif partout en Belgique, mais aussi des banques dont Beobank ainsi que des services publics tels que le CPAS d’Oupeye ou la zone de police Basse-Meuse.