Liège aux yeux des étudiants français

«Ici à Liège, les gens sont plus accueillants et plus chaleureux qu'à Reims», confie Julie, Française et étudiante en troisième année de vétérinaire à l'université de Liège. Cette phrase revient très souvent quand on demande aux Français venus étudier en Belgique, de parler de leur terre d'accueil. D'accueil parce que la Belgique est le seul pays qui leur a donné la possibilité d'accéder à l'école qui fera d'eux ce qu'ils désirent à tout prix.

A.G.(st.)

«Ici à Liège, les gens sont plus accueillants et plus chaleureux qu'à Reims», confie Julie, Française et étudiante en troisième année de vétérinaire à l'université de Liège. Cette phrase revient très souvent quand on demande aux Français venus étudier en Belgique, de parler de leur terre d'accueil. D'accueil parce que la Belgique est le seul pays qui leur a donné la possibilité d'accéder à l'école qui fera d'eux ce qu'ils désirent à tout prix.

La même chance pour tous

En effet, les étudiants désireux de suivre une formation de vétérinaire, de kinésithérapeute ou de logopède (orthophoniste dit-on en France) n'ont pas à passer la fatidique épreuve éliminatoire du concours d'entrée, comme c'est le cas en France où le numerus clausus limite l'entrée à certains. Seul l'examen du dossier ou une épreuve éliminatoire (pour la section vétérinaire) suffisent à l'acceptation des jeunes dans les formations.

Etudiant la kiné à la Haute Ecole André Vésale à Liège, Simon exprime un sentiment de reconnaissance. « Ici on nous donne notre chance et les moyens de réussir, alors qu'en France, tout est fait pour nous barrer la route.»

Une meilleure formation?

Bien que l'entrée soit plus accessible, la formation n'en est pas plus facile et moins bonne. En logopédie, « la charge de travail est plus lourde, le programme plus dur», confie Stéphanie. Pour Julie, « en section vétérinaire tu dois gagner ta place tous les ans».

D'autre part, la Belgique, du moins les écoles liégeoises, a cet avantage sur la France de laisser une importante place à la pratique et d'intégrer des stages. Les étudiants français dont Alexandre, étudiant en deuxième année de kinésithérapie estime qu'à André Vésale « on est mieux encadré, il y a plus de relations avec les professeurs, c'est plus familial». Enfin, les écoles belges sont moins chères que les françaises et ont bonne réputation.

Côté vie pratique...

Selon certains, la vie serait sensiblement moins chère à Liège que dans les grandes villes étudiantes françaises. D'une part, les jeunes n'ont pas de mal à trouver un logement et, pour le même loyer, les kots sont plus grands et plus cossus. D'autre part, certains produits alimentaires sont un peu moins chers. Toutefois, Julie regrette qu'il n'y ait pas, pour certains articles, un aussi vaste choix de marques qu'en France.

Aux yeux des Français, les soirées liégeoises sont plus animées, «ça bouge plus, les bars sont pleins et la vie étudiante est beaucoup plus vivante», remarque Alexandre. Cependant, ils regrettent le manque d'espaces verts.

Il y a aussi des expressions qui font sourire les Français (et vice-versa). Autre changement qui n'échappe pas à Simon: « Ici, on ne fait qu'une bise et on la fait aussi aux hommes.» «La culture est un peu différente», déclare Smaïn, étudiant en troisième année de kinésithérapie. Une expérience enrichissante!

© La Libre Belgique 2006