Le CHC concentre ses effectifs

Le centre hospitalier chrétien compte six sites, dont trois à Liège : St-Joseph au centre, l'Espérance à Montegnée et St-Vincent à Rocourt. 70 pc de l'activité du CHC est concentrée sur ces trois sites. Forts de ce constat, les responsables ont développé un projet de regroupement en un seul site des trois cliniques liégeoises.

M.Lg.

Le centre hospitalier chrétien compte six sites, dont trois à Liège : St-Joseph au centre, l'Espérance à Montegnée et St-Vincent à Rocourt. 70 pc de l'activité du CHC est concentrée sur ces trois sites. Forts de ce constat, les responsables ont développé un projet de regroupement en un seul site des trois cliniques liégeoises. But : rationaliser les coûts et atteindre les seuils d'activité pour toutes les disciplines médicales.

Deux options pèsent dans la balance : le site de Fontainebleau (7 à 8 ha) et le site dit Patience et Beaujonc (15 ha).

Avantages et obstacles

Le premier, situé à quelques centaines de mètres de l'hôpital St-Joseph, a les faveurs de l'échevin de l'Urbanisme Michel Firket (CDH) qui y voit l'occasion unique de "recoudre le quartier de Ste-Marguerite et de maintenir les activités dans le coeur de la ville". Cette option, cependant, emmène son lot d'obstacles : expropriations, réaménagement des voiries et des transports. D'autant que le Collège liégeois doit encore être convaincu dans son entièreté...

Le second terrain, situé entre les sorties d'autoroute d'Ans et Burenville, présente l'avantage d'être vaste et plat, entraînant moins de coûts. Mais cela offrirait une place légèrement excentrée au CHC.

Le directeur du CHC, Alain Javaux, attend quant à lui une réponse claire de la Ville (planning, faisabilité) afin de trancher. Le centre a négocié, par précaution, une option d'achat sur Patience et Beaujonc.

Mais la situation géographique n'est pas tout. Ce projet est estimé à 150 millions d'euros. "Et une telle chose ne peut se faire sans subsides", note Alain Javaux.

Le nouveau mécanisme de financement de renouvellement des parcs hospitaliers allège l'apport régional en répartissant les fonds à 10 pc pour la Région wallonne et à 90 pc pour le fédéral. Ces deux instances ont donc leur mot à dire dans l'aboutissement du projet. La Région devra pour sa part statuer sur le caractère prioritaire des travaux, "or, on sait que la durée de vie d'un hôpital est actuellement estimée à 20 ou 30 ans maximum et certains bâtiments de St-Joseph datent du début du siècle dernier" , avancent les responsables.

Le ministre fédéral Rudy Demotte insiste quant à lui sur la nécessité pour se projet de s'inscrire dans la logique des bassins de soins, en dialogue avec les hôpitaux publics de Liège.