Trois coupables de tentative d'assassinat

A près 4 heures de délibérations pour répondre à 139 questions, les jurés de la cour d'assises de Liège ont prononcé mercredi après-midi leur verdict de culpabilité contre les quatre accusés. Dominique Bordeau (seul accusé défaillant), Sylvain Couclet et Luigi Guerrieri ont été reconnus coupables de tentative d'assassinat commise sur André Maes. Gaëtan Harray a bénéficié de la clémence du jury et a été reconnu coupable de complicité de tentative de meurtre.

A près 4 heures de délibérations pour répondre à 139 questions, les jurés de la cour d'assises de Liège ont prononcé mercredi après-midi leur verdict de culpabilité contre les quatre accusés. Dominique Bordeau (seul accusé défaillant), Sylvain Couclet et Luigi Guerrieri ont été reconnus coupables de tentative d'assassinat commise sur André Maes. Gaëtan Harray a bénéficié de la clémence du jury et a été reconnu coupable de complicité de tentative de meurtre.

Les jurés ont écarté toutes les questions relatives à des coups et blessures occasionnés aux autres clients présents dans le restaurant le soir des faits. Ils ont en revanche retenu contre Couclet et Guerrieri des faits de port et détention illégale d'arme.

L'avocat général Didier Maréchal a requis des peines de 15 ans contre Bordeau, 10 ans contre Couclet, 12 ans contre Guerrieri et une peine qui ne dépasse pas 5 ans contre Harray. Les quatre hommes étaient accusés d'une tentative d'assassinat commise à Bois et Borsu le 9 février 2001. Deux coups de feu avaient été tirés sur le vitrage du restaurant "L'Autruche". André Maes semblait visé par les tirs, mais n'avait été que légèrement atteint. D'autres clients avaient été légèrement blessés.

Les jurés de la cour d'assises de Liège étaient entrés mercredi vers 11 h en délibération afin de définir le niveau de culpabilité de Dominique Bordeau, Sylvain Couclet, Luigi Guerrieri et Gaëtan Harray. Aux 99 questions initiales se sont rajoutées les questions relatives à la complicité.

La présidente Cécile Dumortier avait initialement décidé, sur base de son pouvoir discrétionnaire, de ne poser ces questions relatives à la complicité qu'en faveur de deux accusés avant de décider, par arrêt cette fois, de les poser aux quatre accusés. Par contre, alors que tous les accusés prétendent depuis le début du procès qu'ils n'ont pas tiré pour tuer mais pour faire peur et alors que les avocats ont soulevé ce problème, la cour a refusé de poser des questions relatives à des faits de menaces. (Belga)