Les Awirs ou la qualité d'un village

Dans le petit village des Awirs, dans l'entité de Flémalle, en bord de Meuse, on ne s'endort pas sur son passé pourtant très riche. En témoigne le Trophée Qualité-Village-Wallonie, qui lui a été attribué pour l'année 2007.

PAR lily portugaels

Dans le petit village des Awirs, dans l'entité de Flémalle, en bord de Meuse, on ne s'endort pas sur son passé pourtant très riche. En témoigne le Trophée Qualité-Village-Wallonie, qui lui a été attribué pour l'année 2007.

C'est l'effondrement du mur d'enceinte du vieux cimetière entourant l'église qui, en 1999, a mobilisé les habitants. Il ne fallait pas que le déblayage et la démolition du reste du mur mettent en péril l'ensemble du vieux cimetière, véritable patrimoine de la mémoire. Des contacts sont pris avec l'asbl Qualité-Village-Wallonie. Un projet de restauration et d'aménagement paysager du cimetière et d'un conservatoire de croix de fonte est élaboré.

En septembre 2000, à l'occasion des journées du patrimoine, 300 personnes visitent le vieux cimetière. Depuis lors les activités se sont multipliées avec la collaboration de tous les habitants et l'accord de l'administration communale. On retient, entre autres : l'aménagement d'une place publique et d'un espace de jeux, nettoyage et remise en état d'anciens chemins, d'un cadran solaire, création de différents circuits-promenades : les chapelles, les châteaux, les moulins, et la promenade Schmerling en collaboration avec le préhistosite de Ramioul. En septembre dernier à l'occasion des journées du patrimoine, plus de 3000 personnes ont visité le château d'Aigremont et l'exposition qui s'y tenait sur les souvenirs des habitants concernant les deux guerres.

Le côté pédagogique est privilégié dans toutes ces activités : placement, par les élèves des écoles, de plaques commémoratives sur des tombes de combattants, adoption de la tombe d'un prisonnier.

A souligner tout particulièrement, la commémoration, avec la participation de la base militaire de Bierset, de l'acte héroïque du jeune lieutenant aviateur, Pieter Demuynck. En décembre 1989, au cours d'une mission sur son Mirage, un problème contraint le pilote à abandonner l'appareil. Mais il se trouve au-dessus des habitations du village des Awirs. Il attend de ne voir que des bois et des champs pour s'éjecter. Mais il est trop tard. L'altitude n'est plus suffisante et le pilote ne survivra pas à son éjection. L'avion s'écrase mais ne provoquera que des dégâts mineurs. Une stèle a été placée à l'endroit où l'on a retrouvé son corps.Grâce à Qualité-Village-Les Awirs, cette histoire a fait l'objet d'un travail pédagogique pour les élèves de 5ème primaire de l'école des Awirs. A cette occasion le colonel Avi.e.r. Joly, leur a demandé de penser souvent à cette leçon de courage et d'abnégation. Que chacun d'entre vous, a-t-il souligné se dise "Je ne veux pas que quelqu'un puisse souffrir à cause de moi". Il ne faut pas être aviateur pour appliquer un tel principe.