Geste commercial de Tecteo à Liège

La grève qui dure depuis lundi chez l’opérateur Tecteo va-t-elle se poursuivre dans les prochains jours ? Un flou semble entourer l’issue du conflit (voir ci-dessous). En attendant, les dirigeants du groupe refusent d’être traités de fossoyeurs de l’emploi et du statut public.

Ph. Law.

La grève qui dure depuis lundi chez l’opérateur Tecteo va-t-elle se poursuivre dans les prochains jours ? Un flou semble entourer l’issue du conflit (voir ci-dessous). En attendant, les dirigeants du groupe refusent d’être traités de fossoyeurs de l’emploi et du statut public. "Si nous avons agi comme le reste de la Wallonie, les travailleurs du câble seraient en train de discuter de leur sort avec l’opérateur flamand Telenet et ceux de Resa (énergie, Gestionnaire de réseau distribution) le feraient avec la direction d’Electrabel via Ores (coupole des GRD mixtes). Et nous, chez Tecteo, on serait à la tête d’une super holding financière liégeoise sans activité industrielle et qui distribuerait des dividendes à ses actionnaires. Nous en avons marre de cette diffamation où les travailleurs nous traitent de fossoyeurs de l’emploi alors que nous les avons préservés d’un chaos sans nom", nous a confié vendredi, Stéphane Moreau, directeur général de Tecteo.

D’après le call-center de Tecteo (WBCC) qui a commencé avec 40 travailleurs emploie aujourd’hui 160 personnes et devrait afficher 300 collaborateurs d’ici juin 2010. En tenant compte de toutes ses filiales (BeTV, Win, WBCC, etc.), Tecteo occupe environ 2 000 personnes.

D’après lui, l’objectif des mesures que la direction propose est de bien positionner l’opérateur pour lui garantir la pérennité dans un environnement énergétique et de télécommunication concurrentiel. "Nous voulons nous doter des facettes identiques à Belgacom pour assurer à Tecteo un développement multiforme", dit-il. Il fait ainsi référence à l’achat des câblo-distributeurs wallons, l’acquisition de Win (services Internet aux pouvoirs publics et aux PME) et la prise de contrôle totale de BeTV. "Ce qui va faire la différence demain, c’est le contenu et avec BeTV, nous sommes bien armés avec son catalogue de films et de productions diverses", souligne encore Stéphane Moreau. Il précise que le groupe a assez de réserves pour supporter ses ambitions de développement.

Un message aux travailleurs : "la seule chose que nous avons à faire est de nous retrousser les manches et servir convenablement nos abonnés. Nous devons aussi faire oublier ce qui vient de se passer. Pour nos abonnés qui ont subi les désagréments de la grève des travailleurs, nous leur proposerons bientôt un geste commercial", conclut-il.