Vers la fin du cinéma Palace ?

On en parle depuis un certain temps et la "Gazette" l’avait évoqué récemment (cf. LLB du 7/11/2009). Le cinéma Palace, géré par le groupe Kinépolis, serait en proie à "une situation déficitaire". Une mauvaise santé qui est attribuée par ses responsables au succès du Sauvenière, inauguré en 2008 par l’ASBL "Les Grignoux" et qui ne cesse depuis d’attirer un nouveau public.

Bruno Boutsen

On en parle depuis un certain temps et la "Gazette" l’avait évoqué récemment (cf. LLB du 7/11/2009). Le cinéma Palace, géré par le groupe Kinépolis, serait en proie à "une situation déficitaire". Une mauvaise santé qui est attribuée par ses responsables au succès du Sauvenière, inauguré en 2008 par l’ASBL "Les Grignoux" et qui ne cesse depuis d’attirer un nouveau public.

Cette ASBL est accusée par Fabrice Blum, directeur de Kinépolis Liège, de "concurrence déloyale" et de "détournement d’objet social", ce dernier affirmant même que "si rien ne change, le Palace devra fermer ses portes". Du côté des Grignoux, on juge ces critiques totalement infondées et on qualifie cette menace de "stratégique" dans le chef du groupe Kinépolis. Reste que la fréquentation du Palace, présent depuis de longues années au sein de l’hypercentre liégeois, ne repart pas vraiment à la hausse. Et pour Fabrice Blum, ce n’est pas faute de diversifier les activités qui y sont organisées, comme par exemple l’opération "Students @ the Movies" destinée comme son nom l’indique au public scolaire.

Pour le reste, le directeur de Kinépolis Liège met en avant les tarifs jugés "avantageux" qui sont pratiqués au cinéma du centre-ville par rapport au complexe de Rocourt ainsi que l’arrivée au Palace de la 3D, déjà présente au Sauvenière Fabrice Blum n’est guère confiant en l’avenir du Palace dont le bail signé entre Kinépolis et la famille Claeys, propriétaire du bâtiment, arrive à terme à la fin de l’année. D’ici là, après une phase de diagnostic qui est toujours en cours, un bilan doit être réalisé par les responsables, lesquels n’excluent donc pas la fermeture du cinéma, ce qui signifierait selon certains la fin d’"une alternative cinématographique à Liège-Ville". Ce pour quoi s’étaient battus les Grignoux