Des jeux de mots et une cigarette

Que l’on soit fumeur, ex-fumeur ou non-fumeur invétéré, la lecture de cette histoire, dont le sujet est source de bien des polémiques, n’est pas nocive pour la santé. Cependant, puisqu’il n’y a pas de fumée sans feu ", lit-on sur le quatrième de couverture du premier roman de Léna Mariel, "À bout portant". À 45 ans, la Verviétoise, que l’on connaissait musicienne et chanteuse, signe ici un texte insolite, largement inspiré de son combat contre celle qu’elle nomme Sybille, la cigarette.

Julie Gillet

Que l’on soit fumeur, ex-fumeur ou non-fumeur invétéré, la lecture de cette histoire, dont le sujet est source de bien des polémiques, n’est pas nocive pour la santé. Cependant, puisqu’il n’y a pas de fumée sans feu ", lit-on sur le quatrième de couverture du premier roman de Léna Mariel, "À bout portant". À 45 ans, la Verviétoise, que l’on connaissait musicienne et chanteuse, signe ici un texte insolite, largement inspiré de son combat contre celle qu’elle nomme Sybille, la cigarette.

Un livre non-prémédité, aux parfums de thérapie anti-tabac. En effet, si l’écriture fait partie de la vie de Léna Mariel depuis toujours, ce texte s’est construit un peu au hasard, par la force des choses. "Je suis passé dans le registre du grand format sans m’en rendre compte, explique la jeune romancière. L’écriture est une addiction qui en remplace une autre, ce fut une sorte de thérapie inconsciente, une page remplaçant une cigarette".

Dans le petit livre d’une centaine de pages, l’on suit donc le parcours de la narratrice, qui a décidé d’arrêter de fumer. Mais, au fil des pages, celle-ci se réfugie de plus en plus dans ses rêveries : "Pour ne pas craquer, j’allume les feux d’artifice de la divagation, ce qui ne comporte aucun danger. Je fume mes délires à voix basse et, puisque le papier se laisse écrire ".

Le texte flirte avec l’imaginaire, vagabondant d’une idée à l’autre, d’une fête foraine pour grabataires à un ballet pour ours. Un récit à l’image de l’auteur, qui avoue n’avoir jamais les pieds sur terre : entre jeux de mots et homophones, Léna Mariel surprend sans cesse le lecteur au détour d’une expression transformée. "Je suis jouette de nature, j’aime profiter des possibilités qu’offrent les mots, c’est quelque chose de très spontané", souligne-t-elle.

Mélomane, la Verviétoise a également jonché son récit de références musicales. Ainsi, régulièrement, des paroles de chansons s’invitent dans les pages. "Cela vient de mon amour des mots et des sonorités, je ne peux rien faire contre", plaisante la chanteuse.

Une bouffée de fantasie et de poésie, disponible à Liège aux librairies "La carotte", boulevard de la Constitution, "Les matinaux", rue des Mineurs, "Le comptoir", en Neuvice et à la Fnac. À Verviers, il est disponible aux "Augustins", pont du Chêne et "Au fil d’Ariane", rue Henri Hurard.

"À bout portant", par Léna Mariel, les Galets éditions, 10 euros, les galets_asbl@yahoo.fr.