La longue route jusqu’à l’Eros Center

Chronologie Le quartier Liège-Cathédrale, la rue de Marnix à Seraing, la route de Bruxelles, les Guillemins : les hauts lieux de prostitution ne manquaient pas à Liège, il y a encore quelques années. Aujourd’hui, leur nombre ne cesse de diminuer. Bref rappel des faits.

Chronologie Le quartier Liège-Cathédrale, la rue de Marnix à Seraing, la route de Bruxelles, les Guillemins : les hauts lieux de prostitution ne manquaient pas à Liège, il y a encore quelques années. Aujourd’hui, leur nombre ne cesse de diminuer. Bref rappel des faits.

En 2000, les premiers coups de pioche du quartier des Guillemins signent la fin des quelque trente-cinq "bars" répertoriés rue Varin. En 2003, l’affaire Erik Neven lève le voile sur les réalités sociales du milieu. Avec pour conséquence indirecte, en septembre 2008, la décision de la Ville de Liège de fermer les 52 salons installés rue de l’Agneau et du Champion, où la criminalité ne cesse de grimper. En avril 2009, les 150 "filles" de Cathédrale Nord sont donc "remerciées", prenant pour la plupart la direction de la rue Marnix, à Seraing. A Liège, après avoir (brièvement) imaginé des containers pour accueillir les travailleuses du sexe, le projet d’un Eros Center fait son apparition dans le chef des édiles. Seraing suit le mouvement. Fin septembre 2009, les statuts de l’ASBL Isatis, chargée de la gestion du projet liégeois, sont approuvés. Aujourd’hui, si rien n’est encore vraiment décidé, le débat semble bel et bien lancé. (J.G.)