Centre sportif : définitivement aux oubliettes ?

Projet Speed Aura-t-on un jour un centre pour élites sportives en Communauté française ? La réponse est encore loin d’être claire. En effet, lors de la session budgétaire du gouvernement communautaire, on apprenait qu’il n’y aurait pas de budget consacré en 2012 à ce centre sportif de haut niveau, projet pourtant phare de la législature. C’est le ministre en charge des Sports, André Antoine (CDH), qui avait lui-même relancé ce dossier initié par son prédécesseur. On le sait, le dossier est très chargé politiquement - le ministre Antoine étant brabançon et Louvain-la-Neuve étant la concurrente de Liège. Pour Christine Defraigne (MR), "si ce dossier était déjà un grand absent au niveau communal, il est maintenant un grand disparu du budget communautaire". La conseillère et députée liégeoise déplore le fait qu’"il faudra encore attendre pour former nos athlètes" et épingle l’attitude des ministres liégeois qu’"on n’entend pas beaucoup". "Vu que le ministre Antoine n’aura pas son hochet néolouvaniste, le projet pourrait être abandonné purement et simplement", dit-elle. Car c’est bien le risque ultime dans ce dossier où l’ULg a fondé beaucoup d’espoirs. Coordinateur du projet liégeois Speed, Marc Cloes (ULg) affirme que "Liège a toujours répondu à ce qui était demandé", notamment en termes de possibilités de synergies. S’il regrette la politisation de ce dossier et le sous-régionalisme existant, il dit tout de même encore croire à une issue favorable dans ce dossier où, estime-t-il, "la mauvaise foi est de mise". (B.B.)

Projet Speed Aura-t-on un jour un centre pour élites sportives en Communauté française ? La réponse est encore loin d’être claire. En effet, lors de la session budgétaire du gouvernement communautaire, on apprenait qu’il n’y aurait pas de budget consacré en 2012 à ce centre sportif de haut niveau, projet pourtant phare de la législature. C’est le ministre en charge des Sports, André Antoine (CDH), qui avait lui-même relancé ce dossier initié par son prédécesseur. On le sait, le dossier est très chargé politiquement - le ministre Antoine étant brabançon et Louvain-la-Neuve étant la concurrente de Liège. Pour Christine Defraigne (MR), "si ce dossier était déjà un grand absent au niveau communal, il est maintenant un grand disparu du budget communautaire". La conseillère et députée liégeoise déplore le fait qu’"il faudra encore attendre pour former nos athlètes" et épingle l’attitude des ministres liégeois qu’"on n’entend pas beaucoup". "Vu que le ministre Antoine n’aura pas son hochet néolouvaniste, le projet pourrait être abandonné purement et simplement", dit-elle. Car c’est bien le risque ultime dans ce dossier où l’ULg a fondé beaucoup d’espoirs. Coordinateur du projet liégeois Speed, Marc Cloes (ULg) affirme que "Liège a toujours répondu à ce qui était demandé", notamment en termes de possibilités de synergies. S’il regrette la politisation de ce dossier et le sous-régionalisme existant, il dit tout de même encore croire à une issue favorable dans ce dossier où, estime-t-il, "la mauvaise foi est de mise". (B.B.)