Entre prévention et répression

Bien que les assuétudes ne soient pas, à proprement parler, une compétence communale, elles s’invitent à l’agenda de nos villes et communes. À Liège, par exemple, cette question revient fréquemment sur la table du Conseil et du collège ce qui n’est pas sans poser quelques problèmes juridiques et pratiques. Ainsi, lorsque le bourgmestre Willy Demeyer (PS) espère implanter des salles de consommation de drogue sur le territoire de la commune, il doit d’abord obtenir l’aval du fédéral. Une loi belge interdit la mise à disposition d’un local pour "faciliter" la prise de stupéfiants Dans ce dossier, l’autre grande difficulté pour le Parti socialiste sera de convaincre le Mouvement réformateur des bienfaits d’une telle mesure. Les libéraux se disent ouverts à la discussion mais veulent des réponses concrètes sur sa mise en œuvre.

Bien que les assuétudes ne soient pas, à proprement parler, une compétence communale, elles s’invitent à l’agenda de nos villes et communes. À Liège, par exemple, cette question revient fréquemment sur la table du Conseil et du collège ce qui n’est pas sans poser quelques problèmes juridiques et pratiques. Ainsi, lorsque le bourgmestre Willy Demeyer (PS) espère implanter des salles de consommation de drogue sur le territoire de la commune, il doit d’abord obtenir l’aval du fédéral. Une loi belge interdit la mise à disposition d’un local pour "faciliter" la prise de stupéfiants Dans ce dossier, l’autre grande difficulté pour le Parti socialiste sera de convaincre le Mouvement réformateur des bienfaits d’une telle mesure. Les libéraux se disent ouverts à la discussion mais veulent des réponses concrètes sur sa mise en œuvre.

Les politiques communales en matière de drogue sont principalement prises par rapport à leur incidence sur la sécurité. La prise de produits illicites va souvent de paire avec la délinquance, la prostitution, une hausse du sentiment d’insécurité dans la population et une mauvaise image pour la commune.

Liège est la ville de la province la plus touchée par ce fléau. C’est donc assez logiquement que les partis politiques occupent ce terrain en période préélectorale. Ils plaident tous pour une politique de prévention couplée à des mesures de répression. Mais avec leurs spécificités. Dans l’opposition, par exemple, le MR insiste sur l’importance de "harceler les dealers" alors qu’Ecolo demande la mise à l’étude d’un plan drogue intégrant toutes les communes de la région liégeoise. Du côté de la majorité, le PS met l’accent sur la prévention à l’égard des jeunes, et le CDH prône la tolérance zéro en matière de stupéfiants en rue. Quelques exemples parmi tant d’autres

La Province de Liège collabore également avec plusieurs communes pour sensibiliser les enfants aux dangers des assuétudes. Outre la distribution, dans les écoles, de brochures et de jeux de société sur ce sujet, la Province propose des services "Open ado", anciennement appelés "Point cannabis-alcool", pour aider les jeunes en difficulté. Herve et Hannut devraient prochainement rejoindre Seraing et Herstal dans la liste des communes proposant ces services. Parce qu’il n’y a pas qu’à Liège que cette problématique existe

JP.E. (St.)