Lambert Demonceau (Thimister-Clermont), marcheur et ardent défenseur du wallon

Jérôme Jacot
THIMISTER. PORTRAIT DU NOUVEAU BOURGMESTRE DE THIMISTER, LAMBERT DEMONCEAU. Photo Michel Tonneau
THIMISTER. PORTRAIT DU NOUVEAU BOURGMESTRE DE THIMISTER, LAMBERT DEMONCEAU. Photo Michel Tonneau ©TONNEAU

À la découverte de Lambert Dumonceau, nouveau mayeur de Thimister-Clermont.Thimister-Clermont : son zoning et son village de Clermont, l’un des plus beaux de Wallonie. Mais aussi Didier D’Oultremont, son bourgmestre durant vingt-quatre ans. Un laps de temps dont son successeur Lambert Demonceau a pleinement profité pour se faire les dents en tant que premier échevin.

"Après douze ans de présidence de CPAS (1982-1994), je suis devenu durant une mandature simple conseiller avant d’effectivement occuper la place de premier échevin durant dix-huit ans avec l’urbanisme, le sport et l’enseignement comme matières à gérer."

Lambert Demonceau a rapidement pris goût à la gestion de la chose publique. Avec un grand-père président de CPAS durant quarante ans et un père conseiller communal dix-huit ans durant, quoi de plus normal. Et aujourd’hui, à 61 ans, retraité de l’enseignement, il occupe la plus haute fonction de la commune. Et le rythme est encore plus élevé : "Avec des réunions sécurité (pompiers/police) qui m’étaient jusqu’alors inconnues, mais j’ai été bien préparé. Et puis, je connais tout le monde. C’est juste mon statut qui a changé." Un statut qui lui octroie d’ailleurs la vice-présidence du CHR Verviers.

"Jaloux des Catalans"

La fonction de bourgmestre lui laisse encore moins de temps pour ses passions : sa famille et le sport "à la TV et sur le terrain - le cyclisme essentiellement - mais pas comme pratiquant sauf la marche qui occupe mes dimanches matin".

Une discipline sportive qui lui permet également d’assouvir une autre passion, plus patrimoniale celle-là, la défense du wallon. "J’aime le parler, suivre des pièces et la dizaine de kilomètres que je parcours le dimanche matin me permet d’échanger en wallon avec les plus anciens. Ce que je fais aussi avec des amis et la famille. C’est culturel et dans les gènes car j’ai été éduqué par mon grand-père. C’est une langue orale et phonétique, savoureuse, colorée, presque un dialecte. J’aime que des communes comme Blegny inscrivent le nom de rues en wallon et je suis presque jaloux des Catalans, qui continuent à faire vivre leur langue."

Amsterdam, Londres et Paris

Les langues sont le quotidien de Lambert Demonceau, prof d’anglais et de néerlandais à Fléron. "Ce qui m’a permis d’arpenter Amsterdam et Londres dans tous les sens avec les élèves. Un mini-trip de deux jours dans ce grand Bruges déserté par les voitures et envahi par les vélos. Amsterdam : un grand village, une âme, le romantisme, ses petites ruelles, ses canaux. Londres, c’est le monde entier à deux pas de chez soi… Une ville cosmopolite et un pays où tout est différent (nourriture, mo bilité, devise….)."

Et on ajoutera Paris, où il passera encore du temps en famille en cette fin de mois. "C’est la culture française, l’architecture, ses bâtiments extraordinaires, une ville tracée à une certaine époque, une ville grandiose et culturelle qui a bien évolué en termes de propreté sur ses quarante dernières années."