Les ventes se multiplient à la caserne de Saive à Blegny

Jérôme Jacot
Les ventes se multiplient à la caserne de Saive à Blegny

Le bourgmestre a fait le point lors de l’évocation du budget extraordinaire.D’extraordinaire, le budget n’en a rien. 2,5 millions son t i nscrits et ils ne concernent "que des remboursements propres à la caserne et donc aucun investissement", relève Luc Warichet, conseiller communal et chef de groupe MR, toujours prompt sur la balle quand il s’agit de parler de la caserne de Saive. Un site où les ventes s’accélèrent et où les projets fleurissent.

Ainsi, le conseil communal - enfin le PS uniquement - a voté le million annuel afin de faire diminuer le solde à rembourser à la défense nationale, lequel est désormais fixé à 7,5 millions d’euros. Quelque 1,5 million d’euros sont aussi inscrits à destination de la Défense… "On ne sera donc pas en ordre pour rembourser le solde en temps et en heure", constate Luc Warichet.

Ce qui n’a pas l’air de perturber le bourgmestre plus qu’il ne faut… "Ni la défense nationale ni la commune n’a entamé de nouvelles négociations afin d’échelonner les paiements…"

Mais, est-ce bien nécessaire au regard des perspectives prévues pour les différents blocs ? Pour le C, par exemple, dont la valeur de revente est estimée à 1,5 million, les offres peuvent toujours être rentrées "l’intérêt d’investisseurs existent dont des Flamands".

Pour le bloc D, les choses s’accélèrent en revanche "puisque la Province a sollicité son achat. Nous avons tout d’abord négocié des loyers pour 2018 et 2019 car il y avait un déséquilibre entre commune et province à la suite du retrait de cette dernière dans le dossier du stand de tir. Sa valeur est estimée à 1,5 million et la Province, qui veut recentrer une série de services sur la Caserne, aimerait en être propriétaire pour le 30 juin 2019."

On ajoutera que le fameux stand de tir vaut 1,5 million, que les ateliers sont en cours de vente, que Fun For Kids est prêt à acheter le bâtiment qu’il occupe "et qu’il souhaite même des aires extérieures. Quant au bâtiment E, estimé à 2,4 millions, on va regarder si l’on ne peut pas le conserver dans notre giron afin de mettre en place la dynamique de logements touristiques. On mettrait alors en vente le Business Center (bloc B)." Bref, le puzzle continue à se construire "mais il faut veiller à maintenir l’harmonie du PRU existant", a dit Anne-Marie Fortemps, nouvelle conseillère CDH.

L’ordinaire est en boni mais…

Le budget ordinaire est bouclé avec un boni de 243 000 euros. Le bourgmestre en appelle cependant à la prudence au regard de différents paramètres. À savoir tout d’abord les transferts avec une zone de police stable (1,395 million) et une zone de secours qui explose d’année en année "et c’est la preuve d’un réel amateurisme. Depuis deux à trois ans, les augmentations sont très importantes et imprévues. La confiance est rompue", gronde Marc Bolland qui attire aussi l’attention sur l’augmentation des RIS au niveau du CPAS. À noter aussi une diminution des recettes IPP (- 120 000 euros) et de loyers. Quant aux salaires, à la réforme APE, aux pensions et économies d’énergie, ils devront aussi être suivis de près.