25 ans de Parlement fédéral pour le ministre sortant Daniel Bacquelaine

25 ans de Parlement fédéral pour le ministre sortant Daniel Bacquelaine
©tonneau

Politique Rencontre avec le bourgmestre libéral empêché de Chaudfontaine.

C’est dans un moment politique indécis et avec un statut particulier, en tant qu’actuel ministre sortant en charge des Pensions et député fédéral réélu en mai dernier, qu’il nous reçoit. Il, c’est Daniel Bacquelaine.

Âgé de 67 ans et né à Liège, il est le fils d’une mère ambulancière de guerre d’origine française et d’un père haut magistrat puisqu’il fut procureur du Roi. C’est en 1978 que ce diplômé de l’Université de Liège s’installe en tant que médecin dans sa commune. Durant ses études, il fait l’apprentissage de la politique en étant tout comme son père avant lui le président de la fédération des étudiants libéraux unis. "À cette époque, Patrick Dewael était d’ailleurs mon alter ego flamand", se souvient Daniel Bacquelaine.

Si sa famille n’était pas politisée, "on parlait beaucoup de politique à la maison sans être forcément d’accord". En outre, la famille a été fortement marquée par la guerre de par l’engagement de ses deux grands-pères et celui de son père. S’il dit avoir fréquenté les mouvements de gauche durant ses études, la fibre libérale était évidente pour lui. Et ce, même si à cette époque, il a pu s’opposer au gouvernement fédéral auquel participaient les libéraux.

Pas de plan de carrière mais des circonstances favorables

Sa première campagne électorale date de 1976 à Chaudfontaine. Soit l’année de la fusion des communes et de la création du PRL. "Ce fut un échec", reconnaît Daniel Bacquelaine qui s’est présenté sur une liste dissidente. S’en est suivie une réintégration du parti sous l’égide de Jean Gol et une représentation en 1982 au niveau communal sous la bannière UC, un cartel PRL-PSC, lequel a connu l’opposition face au PS et à Nicolas Evrard.

Daniel Bacquelaine contribua à l’évincer cinq ans plus tard de la liste à la Chambre. En 1988, il est de nouveau candidat au niveau local et devient échevin. En charge des Finances, des Sports et du Thermalisme, il hérite du "dossier pourri" du Paradis subtropical.

C’est en 1992 qu’il est propulsé bourgmestre suite au désistement de Jean Gol. Et deux ans plus tard, c’est suite au décès de ce dernier que le suppléant qu’il était devient député fédéral. De son bilan communal, il retient la relance du tourisme et du thermalisme, notamment à travers Source o Rama, ainsi que les investissements réalisés dans les villages de l’entité.

Les années 2000 à 2012 sont celles d’une progression constante du MR à l’échelon local, associé dans un premier temps au PS puis décidant de faire sans lui. En 2018, Daniel Bacquelaine était déjà ministre fédéral depuis quatre ans, en charge des Pensions - "un portefeuille important". Mettant en avant plusieurs avancées réalisées mais regrettant "des dérapages de communication", il dit ne pas être candidat à poursuivre, préférant un retour à la commune et au Parlement où il siège depuis 25 ans.

Bruno Boutsen