Une nouvelle piscine plus chère que prévu

Une nouvelle piscine plus chère que prévu

Huy Le projet de rénovation de la piscine communale a fortement évolué depuis 2018.

C’est en 2016 que le "Plan Piscine" a été initié par le gouvernement wallon. Lequel avait pour objectifs avoués l’accessibilité des bassins pour tous, la réduction des charges énergétiques, le développement de la pratique sportive et la réduction du chlore.

Dès 2017, la Ville de Huy s’est portée candidate dans ce cadre. Et c’est à cette époque que les services communaux ont dû se positionner sur l’opportunité de rénover l’infrastructure existante, située avenue Godin-Parnajon, ou de construire une nouvelle piscine. Il s’est avéré que les coûts d’une rénovation et ceux d’une nouvelle construction étaient identiques.

Le collège a alors opté pour une rénovation de l’outil existant. Laquelle permet de conserver le bâtiment actuel et quant au phasage des travaux, il devait permettre de maintenir la piscine en activité contrairement à une nouvelle construction. En outre, un autre argument avancé avait trait au phasage des investissements, permettant de ne pas mettre en péril les balises budgétaires.

Forte de ces constats, la Ville a donc fait acte de candidature auprès de la Région. Le but étant d’offrir aux usagers une piscine voulue moderne, écologique et attractive, pouvant compter sur un bassin destiné à la pratique sportive, un bassin balnéo, un wellness, un espace ludique… En outre, il était également question d’en profiter pour rénover la piscine extérieure, laquelle n’est plus utilisée.

Neuf millions d'euros à l'origine

Une bonne nouvelle est arrivée à la veille de l’été 2018 puisque le projet hutois a été retenu avec une importante subsidiation régionale à la clé. À savoir en l’espèce la moitié des neuf millions d’euros nécessaires à l’origine afin de mener ce dossier ambitieux à son terme.

Depuis lors et la désignation dans la foulée d’un auteur de projet, de l’eau a coulé sous les ponts. En effet, le projet a été revu… à la hausse. Et ce, notamment en ce qui concerne les investissements relatifs aux techniques spéciales (aération-ventilation, évacuation des eaux…).

Ceux-ci sont chiffrés par l’auteur de projet à environ deux millions d’euros. À cela, il faut encore ajouter un surcoût encore non estimé à ce stade dû à l’intégration des anciens vestiaires extérieurs datant des années 50. Il est aussi désormais acquis qu’un phasage des travaux, lesquels devraient débuter à la fin de l’année prochaine, ne serait plus à l’ordre du jour. Ce qui implique une fermeture de la piscine.

Bruno Boutsen