"Ce qui est visé, c’est un système de gestion"

"Ce qui est visé, c’est un système de gestion"
©Bruno Devoghel

Gouvernance Alors que la majorité PS a réagi, l’opposition Waremme Alternative en remet une couche. ÀWaremme, où l’actualité politique est particulièrement dense en ce moment (on s’attend d’ailleurs à un conseil communal particulièrement animé lundi prochain), le dossier relatif à la gestion du centre sportif refait parler de lui. Singulièrement depuis la sortie récente du groupe d’opposition Waremme Alternative (Walter). Lequel, par la voix de Lionel Henrion, a dénoncé "une mauvaise gouvernance".

"Un rappel à l’ordre"

À l’appui de ses dires : un courrier émanant de la tutelle régionale et du ministre en charge Pierre-Yves Dermagne (PS). Lequel est vu par ce dernier comme "un rappel à l’ordre", alors même que la nouvelle équipe en place (dont de nouveaux directeurs et président) s’attelle depuis plusieurs mois à "remettre de l’ordre et repartir d’une page blanche".

Un défi de taille, d’autant que, toujours selon Lionel Henrion, "plusieurs prescrits légaux n’ont sciemment pas été respectés pendant plusieurs années". Pire, même si le ministre ne relève à ce stade "aucun indice d’infraction quelconque" : "les risques d’une malversation ou d’un vol sont présents". Pour le groupe Walter, sur la balle depuis plusieurs mois concernant ce dossier qui avait déjà fait jaser, ce dernier confirme des faits potentiellement graves concernant la gestion de l’ASBL en charge du Centre sportif Edmond Leburton.

Et ce, qu’il s’agisse de la répartition des mandats en son sein, de la mise à disposition de personnel et de matériel communal ou encore de la gestion de la cafétéria et du contrôle des dépenses. À cet égard et alors que le dossier a été transmis au parquet, Walter épingle la structure Waremme Sport initiée en son temps par l’échevin Hervé Rigot.

Ce dernier, directement visé par l’opposition au contraire de son successeur Albert Gérard dont la gestion a été mise en cause, a vivement réagi. Tout comme d’ailleurs le collège, rappelant les mesures prises suite à un audit récent et dénonçant "la démarche perverse de Walter" et "sa psychologie calomnieuse et mensongère". Mais pas de quoi toutefois calmer ses ardeurs, épinglant en outre "un flou dans les comptes de l’ASBL" et se positionnant en tant que "probable futur seul groupe d’opposition".

Bruno Boutsen