Des commémorations aux accents liégeois

Il en est ainsi des 75 ans de la bataille des Ardennes et du bombardement de Liège.

Des commémorations aux accents liégeois
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Il en est ainsi des 75 ans de la bataille des Ardennes et du bombardement de Liège. C’était il y a 75 ans déjà… Avec un peu moins de fastes que ce qui fut le cas pour le centenaire de la Grande Guerre, ces derniers jours ont été consacrés à la commémoration du 75e anniversaire de deux événements majeurs liés à la Libération. À savoir notamment celui de la bataille des Ardennes, lequel a fait l’objet durant ce week-end de cérémonies officielles rassemblant de hautes autorités.

Le Mardasson est verviétois

Le lieu choisi pour ce faire, soit en l’espèce le mémorial du Mardasson qui est situé à Bastogne, est un monument élevé sur une colline. Au pied de celle-ci existait une petite mare au lieu-dit Asson, d’où le nom de Mardasson. Inauguré en 1950, il témoigne de la reconnaissance de la population belge aux soldats américains (lesquels ont été mis à l’honneur) qui ont donné leur vie durant l’hiver 1944-1945 lors de la contre-offensive allemande.

Le Mardasson a été construit initialement selon les plans de l’architecte verviétois reconnu Georges Dedoyard. Et ce en forme d’étoile, signe distinctif des troupes alliées, sur une élévation naturelle en bordure de rivière. Ce monument portant une inscription latine et sur lequel sont inscrits les noms des États américains est haut de 13 mètres et il est établi sur une colline culminant à 525 mètres. Quant au site qui fut le théâtre des cérémonies de commémoration, il s’étend sur 12 000 m2.

En vue du 75e anniversaire de la bataille des Ardennes, l’ambassade des États-Unis avait lancé un programme de restauration du mémorial. Pour ce faire, elle a collaboré avec plusieurs partenaires dont la Régie des bâtiments et la Ville de Bastogne. Le projet en question a été confié à une association temporaire composée de deux bureaux d’architecture verviétois, le bureau Aupa et l’atelier Kha.

Ces derniers ont procédé au nettoyage et à la remise en état avant une restauration en profondeur. Laquelle est toujours à l’ordre du jour, 525 000 dollars ayant été récoltés à cette fin et le marché ayant été attribué à l’entreprise générale Liégeois.

Dans un autre registre, le 24 décembre prochain marquera les 75 ans du bombardement de Liège, qui a notamment touché l’ancien dépôt des Archives de l’État installé dans la gare de Jonfosse. De quoi, comme rappelé par Laetizia Puccio et Bernard Wilkin, responsables des Archives de l’État, "détruire une partie inestimable des sources relatives à l’histoire de la principauté de Liège".

Ces dernières ayant trait essentiellement aux cours et tribunaux dont une partie a été perdue. Quant au reste, selon l’intérêt et l’opportunité, il pourra faire l’objet d’une restauration comme ce fut le cas avec les archives du tribunal de la chambre impériale. Une exposition consacrée à cette période et à ses conséquences est à voir rue du Chéra du mardi au samedi jusqu’au 28 février prochain.