Une majorité de rechange déjà installée à Waremme

Il y avait foule ce lundi soir devant l’hôtel de ville de Waremme à l’occasion d’une séance quelque peu particulière du conseil communal. Lequel était donc amené à se prononcer sur la motion de méfiance individuelle constructive déposée par la majorité socialiste à l’encontre du premier échevin Albert Gérard. Celui-ci n’était pas présent au contraire de ses partisans, entre 50 et 150 selon qu’il s’agisse de la police ou des organisateurs de la manifestation.

"Une belle hypocrisie"

Alors que le bourgmestre Jacques Chabot a évoqué "une perte de confiance" au sein du collège PS-IC dû à l’attitude de ce dernier, Yves Berger (Waremme Alternative) a livré son analyse. Et, tout en dénonçant "une belle hypocrisie", d’ironiser sur cette "saga à rebondissements". Laquelle s’est donc soldée par "le limogeage et le remplacement" de ce grand pourvoyeur de voix, soit aux dires d’Yves Berger "un échevin Kleenex sacrifié sur l’autel de la stratégie politique".

De son côté, épinglé par ce dernier qui a fait le lien avec la probable future majorité PS-MR, le leader de l’opposition libérale Raphaël Dubois a évoqué "une accumulation d’erreurs" dont la gestion du centre sportif qui a selon lui coûté sa place à Albert Gérard. Quant au bourgmestre, il a de nouveau dénoncé "des propos médiocres et pervers" du groupe Waremme Alternative. Seul ce dernier a voté contre la motion en question tandis que Catherine Claes a été installée en tant qu’échevine ad interim.

Ce fut ensuite au tour de la nouvelle première échevine Stéphanie Kiproski de présenter les grandes lignes du budget 2020. Lionel Henrion (Waremme Alternative) a mis en évidence plusieurs points dont le sursalaire des membres du collège toujours présent et une augmentation des frais de personnel (à l’heure où un audit organisationnel a été lancé).

Concernant les investissements qui sont à la hausse, il a épinglé "le peu de nouveaux projets" excepté le gros morceau constitué par l’insectarium Hexapoda et "l’absence de cap politique". Soit une analyse qui n’a pas non plus en l’espèce été partagée par Pour Waremme, Raphaël Dubois se disant quant à lui satisfait de "la maîtrise globale du budget" et aussi d’y trouver des projets tels que ceux de Maison de l’Emploi ou de "ceinture verte".

Bruno Boutsen