Un nouveau parc biotech en périphérie liégeoise

Un nouveau parc biotech en périphérie liégeoise
©tonneau

Immobilier Développé par le CHC et Noshaq, il s’installera sur le site de Patience et Beaujonc.

C’est en 2009 que le Centre hospitalier chrétien (CHC) a acquis le terrain de l’ancien charbonnage de Patience et Beaujonc, sis sur les hauteurs de Liège. Et ce afin de reconvertir ce chancre urbain en y construisant un nouveau méga-hôpital. Soit en l’espèce la clinique du MontLégia, laquelle doit ouvrir ses portes mi-février 2020.

Mais à côté de ce qui représente l’un des plus gros investissements opérés en région liégeoise (360 millions d’euros alors que plus de 2 000 personnes y travailleront), le projet comprend d’autres volets importants. À savoir notamment une maison de repos, laquelle est déjà opérationnelle, ainsi qu’un ensemble de logements.

Mais il est aussi question d’installer à proximité directe de la nouvelle clinique et donc de l’accès autoroutier créé il y a peu un parc d’activités économiques. Ce dernier étant vu par René Thissen, le président du CA du CHC, comme "la dernière pièce d’un vaste et ambitieux puzzle immobilier".

Un secteur jugé clé

Ayant pour base le rapport urbanistique et environnemental de 2011 relatif à la zone d’aménagement communal concertée en question, le CHC a entamé il y a deux ans des discussions avec le fonds d’investissement Noshaq (ex-Meusinvest). C’est ainsi que les deux partenaires se sont tournés vers le secteur jugé clé des biotechnologies. C’est ce qui a été rappelé par Jean-Michel Javaux, le président du CA de Noshaq, mettant en évidence son important potentiel de développement.

"Noshaq compte aujourd’hui près de 80 sociétés issues de ce secteur et participe chaque mois à la croissance d’une nouvelle société", a-t-il souligné. Et d’épingler le fait que plus de 1 400 emplois ont été créés depuis dix ans, portant le total à 2 650. Toujours au rayon chiffré, depuis le début de l’année 2018, des décisions d’investissement ont été prises pour 73 millions d’euros. Et au niveau wallon, les sociétés biotech ont récolté 486,6 millions d’euros.

Mais comme expliqué par le patron de la filiale immobilière de Noshaq, ces dernières ont un besoin important de financement de leurs infrastructures. C’est dans cet esprit et dans une logique de regroupement et non de dispersion, l’idée étant de compléter l’offre existante et d’attirer de nouvelles entreprises, que le Legiapark a été pensé.

Sur près de 30 000 m2 de surfaces construites, soit en l’espèce quatre bâtiments composés de trois niveaux et conçus par le bureau d’architectes Valentiny selon une optique de développement durable, on retrouvera différents équipements. À savoir notamment des bureaux (sur près de 13 000 m2) ainsi que des laboratoires (près de 5 000 m2) et des salles blanches (2 500 m2). Le chantier doit débuter en février 2020 pour se terminer en 2022 et cela représente un investissement de 80 millions d’euros via un fonds d’investissement immobilier spécialisé.

Bruno Boutsen