Les Pousses Poussent bien à Sainte-Walburge

Les Pousses Poussent bien à Sainte-Walburge
©D.R.

Agriculture Un projet de maraîchage en autocueillette a vu le jour depuis plusieurs mois sur les hauteurs de Liège.

Ce mardi et dans des conditions toujours un peu particulières, c’est un projet agricole original qui a été présenté in situ. Et ce, sur les hauteurs de Liège, dans le quartier Sainte-Walburge, où ce dernier est accueilli sur un vaste terrain situé en face de la JS Thier-à-Liège.

Comme rappelé par l’échevine Maggy Yerna, en charge du développement économique et territorial, c’est au départ de la Ville que le projet a été initié en 2018. Dans la foulée de l’opération Créashop déjà menée en matière commerciale, il a consisté en un appel à projets destiné aux entrepreneurs agricoles.

Un contrat pour une durée de 20 ans

Après une analyse de différents sites potentiels, la Ville a jeté son dévolu sur un terrain de près de 18 000 m2 et propriété de la régie foncière. Lequel, d’une façon inédite en Wallonie, a été mis à disposition gratuitement et via un contrat de commodat pour une durée de 20 ans.

Ce projet de maraîchage en milieu urbain, dénommé Créafarm, a bénéficié du concours de plusieurs partenaires. À savoir notamment la Ceinture aliment-terre liégeoise, soit un réseau d’acteurs qui promeuvent l’alimentation durable via des filières courtes et locales.

Son coordinateur, Christian Jonet, épingle les freins en la matière, dont le revenu faible pour ceux qui s’installent et l’accès à la terre rendu difficile. Mais aussi l’importance des investissements, la pénibilité du métier ainsi que les conditions météorologiques. D’où la nécessité d’un tel projet mise en avant par la coopérative Les Petits Producteurs, lauréate de l’appel à projets. La volonté exprimée par cette dernière étant de "sécuriser au maximum l’installation des maraîchers".

David et Félicie, cuisinier et aide sociale de formation, ont créé l’ASBL Les Pousses Poussent . Engagés à temps partiel par Les Petits Producteurs, ils vendent un tiers de leur récolte. Quant aux deux tiers restants, ils sont dédiés à un système d’autocueillette réunissant actuellement 75 membres qui profitent de la cinquantaine de variétés de légumes cultivés.

Bruno Boutsen

Sur le même sujet