"Les assurances ne fonctionnent pas pour la crainte": les commerçants liégeois ont peur

C’est ce qu’a indiqué le président l'ASBL Commerce Liégeois.

"Les assurances ne fonctionnent pas pour la crainte": les commerçants liégeois ont peur
©BELGA

À l’heure de dresser un premier bilan des événements de ce samedi, plusieurs questions se posaient. Et ce notamment concernant un éventuel trop-plein de manifestations qui se sont déroulées le même jour dans le centre-ville de Liège.

À cet égard, le bourgmestre Willy Demeyer a précisé que "la manifestation en question de ce samedi après-midi n’a été ni autorisée, ni interdite, de manière à laisser le champ libre à la police pour intervenir si nécessaire". Et de rappeler que c’est bel et bien en marge de celle-ci que des débordements ont eu lieu.

Quant au dispositif policier, il a été jugé suffisant, de 120 agents au départ à 250 au final, des renforts de la police fédérale étant aussi intervenus. "L’ordre public a été rétabli et la police a agi avec discernement et proportionnalité", a souligné le chef de corps Christian Beaupère, pointant la responsabilité des réseaux sociaux. Tout comme Willy Demeyer, il a évoqué "une nécessaire adaptation des moyens d’action de la police", laquelle doit d’ailleurs bientôt acquérir des bodycams.

Du côté des commerçants liégeois dont certains ont été plus touchés que d’autres, c’est un sentiment de peur qui prédomine. "Les assurances ne fonctionnent pas pour la crainte", a commenté le président de l’ASBL Commerce Liégeois. Au-delà des actes de violence, les commerçants craignent que leur clientèle déserte la ville. "Il y a une répercussion sur les clients car on va penser qu’il y a un manque de sécurité dans le centre", a-t-il poursuivi, espérant que la police sera plus présente et plus sévère avec ce genre de rassemblements "au détriment de la liberté de certains".

Pour en revenir à l’aspect sécuritaire des choses et alors que les deux responsables précités ont affirmé que "la police de Liège n’est pas raciste", il a été expliqué que face à cette nouvelle manière d’organiser des rassemblements, "sa stratégie doit être revue".

La publication de vidéos d’interventions est en effet de plus en plus répandue. Un phénomène récent qui doit être davantage pris en compte selon ces derniers. En outre, il est également nécessaire d’améliorer encore la formation des policiers afin de les aider à mieux réagir le cas échéant.

Sur le même sujet