Assez peu de supermarchés liégeois vélo-compatibles !

Le Gracq local a procédé à l’évaluation de pas moins de 37 grandes surfaces liégeoises.

Assez peu de supermarchés liégeois vélo-compatibles !

C’est en décembre dernier que la section locale de l’ASBL Gracq, soit le lobby des cyclistes, a entamé un travail d’évaluation. Lequel avait trait en l’espèce, pour la première fois à Liège et via un questionnaire en ligne, aux supermarchés.

Ou plus exactement à cet égard au dispositif de stationnement vélo existant au sein de pas moins de 37 grandes surfaces liégeoises. Comme expliqué par Serge Soron et Florence Detaille, l’objectif avoué était ainsi de classer ces dernières en fonction de différents critères.

Lesquels concernaient tant le type de dispositif utilisé (arceau, pince-roue…) que son emplacement (bénéficie-t-il d’un contrôle social ?) ou encore son caractère abrité et éclairé. De quoi donc permettre selon le Gracq local de les classer sur une échelle de A à G, du top au flop.

"Un bilan mitigé"

" Aller faire ses courses est un des principaux déplacements effectués à vélo et il s’agit de déterminer les supermarchés vélo-compatibles ", soulignent ses responsables. Ces derniers évoquent "un bilan mitigé", la moitié de ceux-ci ne répondant pas aux besoins de leur clientèle à vélo.

Par contre, et c’est ce qui a notamment été mis en avant ce lundi, seul un quart d’entre eux proposent déjà un stationnement jugé de très bonne qualité. Quant au quart restant, il s’agit des mauvais élèves. Si 93 % possèdent un parking auto, 64 % proposent un parking vélo.

Parmi les résultats, il est aussi indiqué que 56 % des dispositifs de stationnement se limitent à un système de pince-roue, jugé inadapté et insécurisant. Dans la moitié des cas, l’offre ne dépasse pas quatre emplacements. Par contre, le parking est protégé mais encore trop peu éclairé.

L’importance de bénéficier d’une surveillance sociale comme c’est le plus souvent le cas est aussi épinglée. Aux dires du Gracq qui compte désormais passer du constat à la sensibilisation des enseignes concernées, il n’y a pas vraiment de chaîne plus accueillante que les autres. La qualité des aménagements vélo dépendant le plus souvent des rénovations qui ont eu lieu. La demande étant celle de dispositifs de stationnement de type courte durée accessibles, sûrs et adaptés.

Parmi les bons élèves mis en avant par le Gracq, figure le Colruyt de la rue Grétry dont le parking vélo du magasin a été rénové il y a quatre ans. Et ses responsables de mettre notamment en avant la qualité des aménagements qui y sont désormais proposés. Au premier rang de ces derniers, on peut citer le système de range-vélos tel que recommandé par le lobby des cyclistes qui consiste en des arceaux en forme de U renversé de manière à pouvoir accueillir deux stationnements. De son côté, Kevin, premier vendeur du magasin et lui-même utilisateur du vélo pour se rendre sur son lieu de travail, dit sa fierté d’avoir été reconnu en la matière. En outre, un intérêt commercial pour les enseignes concernées est également évoqué. Et ce tant par le Gracq que par l’échevin de la Mobilité, ravi de voir le secteur privé se mobiliser car "la Ville ne peut pas tout". "Pour les commerces, il s’agit d’agrandir leur zone de chalandise mais aussi d’accueillir plus de clients, de réduire le besoin de stationnement auto ou encore de fidéliser une clientèle plutôt aisée qui ne demande que ça."