Une maison du social à la salle Familia ?

Le lieu d’hébergement actuel des migrants pourrait faire l’objet d’un rachat par la Ville.

Une maison du social à la salle Familia ?

Le moins que l’on puisse écrire est que la question de la transmigration est bien connue en Hesbaye où le sujet ne cesse d’ailleurs de faire l’actualité. Et ce plus particulièrement à Waremme, la Ville venant d’ailleurs d’annoncer qu’un nouveau partenariat se profile avec l’agence Fedasil dans le cadre du programme dénommé Reach Out.

En attendant, depuis la fin de l’année dernière, la capitale hesbignonne accueille sur son territoire un lieu d’hébergement des migrants. Lequel a été installé, dans la foulée d’une première expérience menée au sein de la buvette du club de football, dans la salle dite Familia. Propriété du doyenné, celle-ci est voisine de la clinique Notre-Dame, faisant partie du groupe CHC.

Géré par une plate-forme citoyenne de soutien aux réfugiés, ce lieu avait pour vocation de devenir un hub humanitaire mais il semble que les choses aient un peu tardé en raison de la crise sanitaire. Selon l’une de ses membres, il est toujours bien question d’ouvrir cette structure à l’ensemble des personnes sans-abri à qui sont destinées des permanences sociales, juridiques, administratives et d’autres aides.

Si un accueil se poursuit sur place, une convention doyenné-plateforme-Ville ayant été signée, il devait se terminer le 30 avril. De quoi donc compliquer quelque peu les choses et rendre la situation des intéressés encore plus pénible. Après une nouvelle réunion récente, on a toutefois appris par la Ville que l’occupation avait été prolongée jusqu’au 30 juin.

Un soulagement pour cette dernière, laquelle est confrontée à cette problématique depuis plusieurs années. C’est ce que confirme le bourgmestre Jacques Chabot (PS) qui fait en outre état de démarches entreprises en vue d’un éventuel rachat de la salle.

"La Ville a entrepris de trouver des partenaires et des subsides", précise le maïeur. Et d’évoquer des contacts avec l’AMO, Pac, la Croix-Rouge, Vie Féminine, le Cripel… L’objectif, si rachat il y a, étant d’y créer une sorte de maison du social accessible aux migrants mais aussi à d’autres publics fragilisés.

Une solution qui séduit le doyenné, en besoin de liquidités mais n’entendant pas pour autant brader l’héritage du passé, même si un droit de préemption existe dans le chef du CHC, à charge pour lui de se positionner.