Pas de logements au Val : surréaliste ?

Seraing Écolo souhaite qu’un audit indépendant soit réalisé dans le dossier de reconversion du Val Saint-Lambert.

Pas de logements au Val : surréaliste ?
Defgnée Jessica

Interrogée en novembre lors du conseil communal, l’échevine Déborah Géradon, en charge du Développement territorial, assurait que des contacts étaient en cours avec des investisseurs dans le cadre du projet de reconversion du site du Val Saint-Lambert (Cristal Park). Déjà en juin 2019, la Ville et la société Immoval avaient annoncé que cette dernière était désormais en mesure d’activer le projet. Mais on n’a rien vu venir…

Face à de nombreuses critiques parmi la population, l’échevine annonçait, en décembre, que le collège s’était positionné contre la création de logements dans les bois. Pour rappel, le projet tel qu’il a été présenté prévoyait plus de 400 maisons et appartements ! "Nous ne sommes pas opposés à des logements sur le site mais plutôt sur des zones déjà urbanisées", avait indiqué Déborah Géradon.

Plus le moindre écho depuis lors… si ce n’est que l’on a appris qu’une réunion sur la reconversion du Val Saint-Lambert s’était déroulée il y a quelques jours. Si le président et l’administrateur délégué d’Immoval ont répondu à une série de questions des chefs de groupe de l’opposition, des interrogations et inquiétudes subsistent…

"À une question concernant les logements sur le site, les représentants d’Immoval ont répondu qu’il était impossible de construire des logements au-dessus des commerces du village commercial, comme alternative envisagée. Plus étonnant encore, ils ont répondu ne pas avoir été concertés sur la décision d’abandon des logements dans les bois. Pire, l’abandon des 400 logements dans les bois ne leur a pas paru réaliste et ils ont indiqué qu’il faudrait quand même construire 80, 100, 120 logements pour rentabiliser le projet", relève Paul Ancion, chef de groupe Écolo, qui s’étonne de telles réponses sachant que la Ville de Seraing est actionnaire d’Immoval…

Manque de clarté, décisions paraissant incohérentes, déclarations contradictoires… sont autant de raisons qui amèneront Écolo à réclamer, lundi prochain lors du conseil communal, qu’un audit soit réalisé par un organisme indépendant.

Jessica Defgnée