Des bodycams pour les policiers liégeois

La police espère que le dispositif permettra de réduire le risque de confrontation violente.

Dès jeudi, 56 caméras portatives, appelées bodycams, viendront compléter l’équipement des policiers liégeois sur le terrain. Elles sont destinées à filmer les interventions de toute nature susceptibles d’entraîner un usage de la contrainte.

L’usage de la bodycam est régi par l’article 25 de la loi sur la fonction de police. C’est le policier, ou un supérieur hiérarchique, qui choisit ou non de l’activer sur le terrain via un bouton quand il pressent que l’usage de la contrainte pourrait se révéler nécessaire.

La caméra ne peut être utilisée que par le personnel opérationnel identifiable, en uniforme ou muni d’un brassard, et un avertissement verbal doit précéder son utilisation. Les images ne pourront être utilisées qu’à des fins purement judiciaires ou dans des missions de police administrative.

En recourant à ces caméras, la zone de police de Liège veut améliorer la compréhension du déroulement d’une intervention sur le terrain.

Le chef de corps Christian Beaupère espère que ce dispositif aura un "effet éducatif et dissuasif" et permettra de réduire le risque de confrontation violente ainsi que le nombre de plaintes non fondées.

"Nous disposons d’un réseau de 180 caméras de surveillance, mais elles n’ont pas le son, qui est un outil essentiel à la compréhension d’une situation d’intervention. Aujourd’hui, le travail de la police est difficile, on ne peut plus intervenir sans être filmés, on fait face à de l’hostilité verbale, la bodycam est donc un outil adapté", dit-il.

L’investissement global s’élève à 64,5 millions d’euros.

Une période de test d’un an est prévue avant évaluation. 

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