Compenser les nuisances des parcs éoliens

Environnement En Hesbaye, Luminus a mis en place ce type de mesures.

Compenser les nuisances des parcs éoliens

Ce vendredi, veille de la Journée internationale de la biodiversité, c’est la Hesbaye liégeoise que la société Luminus avait choisie afin de faire le point sur un sujet relatif à ses projets éoliens.

Comme rappelé d’emblée par ses responsables, au premier rang desquels le CEO Grégoire Dallemagne, la volonté de Luminus est d’être "actrice de la transition écologique". Et ce dernier de dire l’importance voire la nécessité de tendre vers "un avenir énergétique neutre en CO2 ".

C’est ainsi que la société, qui est le leader belge en éolien terrestre et en énergie hydraulique, entend promouvoir l’énergie éolienne. Laquelle contribue selon elle aux objectifs de lutte contre le réchauffement du climat.

Si les parcs éoliens sont parfois critiqués pour leur impact sur l’environnement, Luminus dit veiller à leur intégration à cet égard. Et ce dès leur conception en mettant en œuvre des mesures spécifiques, adaptées aux études d’incidences et voulues compensatoires.

Selon les observations menées ces dernières années, ces mesures sont favorables à la biodiversité locale. Et ce en bordure des parcs éoliens de Héron et de Villers-le-Bouillet. Soit là même où l’ASBL Faune et Biotopes a accompagné la mise en œuvre de ces compensations.

Ainsi qu’expliqué par la chargée de mission Amandine Delalieux, c’est en amont des projets que l’ASBL intervient en tant que médiatrice entre la société et les agriculteurs. Lesquels sont par ailleurs de plus en plus sensibilisés.

Des oiseaux de retour

"Les cahiers de charges suivent les recommandations actuelles du DNF de la Région en la matière", précise-t-elle. Un à deux hectares de zones de compensation sont prévus par éolienne pour un coût entre 1 500 et 2 000 euros.

Ces zones consistent en l’aménagement de bandes de hautes herbes servant de site de nidification mais aussi d’abri et de refuge ainsi que de couvert nourricier pour les oiseaux. De quoi visiblement ravir ces derniers.

En effet, tant à Héron où plus de 8 ha ont été aménagés depuis 2016 qu’à Villers-le-Bouillet où de telles mesures ont été mises en place en 2018 sur près de 36 ha, les résultats sont très satisfaisants. C’est ainsi que des espèces agraires dont les bruants ou encore les busards ont fait leur réapparition. Sans oublier le hibou des marais, un oiseau pourtant en déclin dans notre région.

Bruno Boutsen