Boverie : faut-il prolonger le couvre-feu ?

Alors que depuis le 8 mai dernier, le couvre-feu "national" est levé…

Boverie : faut-il prolonger le couvre-feu ?

La question ne se posait pas, ces dernières semaines… pour de simples raisons météorologiques. En effet, qui s’interrogeait sur le prolongement du couvre-feu au parc de la Boverie ainsi qu’au niveau du parc du Jardin botanique, alors qu’il ne cessait de pleuvoir ?

Aujourd’hui pourtant, nous ne sommes plus qu’à quelques jours de la fin de cet arrêté pris par le bourgmestre de Liège et qui impose une fermeture du parc de la Boverie (et du Jardin botanique) dès 22 h.

Pour rappel, c’est début mars, alors que la météo était plus estivale et face à la recrudescence de jeunes dans le parc de la Boverie, que le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, avait pris cet arrêté, interdisant l’accès au parc de la Boverie entre 19 h et 6 h du matin. En outre, l’accès était aussi limité à 700 personnes. Un arrêté d’application jusqu’au 1er avril… Fin mars, alors que la crise battait toujours son plein au regard des chiffres du Covid-19 et des admissions à l’hôpital, le couvre-feu était prolongé… et idem fin avril, la mesure étant même "étendue" au parc du Jardin botanique. Entre-temps, l’heure de fermeture était quant à elle passée de 19 h à 20 h puis à 22 h... jusqu’au 31 mai.

À la veille de cette date, la question se pose dès lors à nouveau : Liège doit-elle prolonger l’interdiction de se rassembler dans le parc durant la nuit ? La réponse semble clairement moins évidente aujourd’hui car, faut-il le rappeler, de nombreux paramètres ont changé. Notamment le fait que l’arrêté liégeois est désormais en contradiction avec le couvre-feu national… levé quant à lui depuis le 8 mai dernier. Cela a-t-il du sens ? Une certitude, l’arrêté communal prévaut…

Depuis le 8 mai toutefois, peu de rassemblements ont eu lieu dans les parcs, pour la simple raison que la pluie faisait office de "maître du temps", sans oublier le fait que les terrasses, rouvertes canalisaient une partie des jeunes en sortie.

Qu’en sera-t-il après ce 1er juin, alors qu’on peut espérer le retour des beaux jours… et la fin des examens qui approche ? Si les nombres de contaminations au Covid et d’admissions à l’hôpital restent les critères des autorités, elles devront, aujourd’hui, conserver ces critères dans leur réflexion, sous peine d’être blâmées par une population en manque de… soleil.