Une réhabilitation en profondeur du viaduc de Huccorgne

Travaux Ce chantier d’ampleur doit débuter en août et il s’étalera sur deux ans.

Une réhabilitation en profondeur du viaduc de Huccorgne

"Le chantier autoroutier le plus conséquent des années à venir en région liégeoise." C’est en ces termes que le directeur général de la Sofico Michaël Almer a évoqué ce mardi le lancement prochain de celui relatif au viaduc de Huccorgne.

Comme indiqué par le gestionnaire du réseau routier, ce dernier consistera en une réhabilitation en profondeur de cet ouvrage d’art. Lequel fait partie du réseau autoroutier structurant de Wallonie puisqu’il est situé sur l’autoroute E42/A15 sur le territoire de la commune de Wanze.

Une fois n’est pas coutume, c’est plus d’un mois avant le lancement prévu des travaux que la Sofico, entourée du SPW et du consortium privé Bam Galère-Besix-Arcadis, a voulu communiquer à ce sujet. Il faut dire qu’il s’agit en l’espèce d’un chantier d’ampleur qui doit donc débuter en août.

23 millions d’euros

D’une durée prévisionnelle de deux ans, il a été budgété par la Sofico à hauteur d’un peu plus de 23 millions d’euros. Et ce, dans le cadre de son "Plan infrastructures et mobilité pour tous" dont il représente d’ailleurs un quart du budget global concernant les ponts et autres viaducs.

Le viaduc en question revêt une importance particulière en ce qu’il permet de franchir un cours d’eau, la Mehaigne, mais aussi la RN652 ainsi que deux voiries communales et un itinéraire du Ravel. Il a une longueur totale de 550 mètres, une hauteur de 60 mètres et est large de 32 mètres.

Comme précisé par Damien Minette, chargé de projet au SPW, le viaduc se compose en réalité de trois parties. L’une, centrale, de 280 mètres faite de béton précontraint et deux parties dites d’approche (deux sens de circulation), de 180 et 90 mètres chacune faites de poutres préfabriquées.

La réfection complète qui est envisagée consiste en une réparation de la partie centrale et en une reconstruction des deux parties d’approche. À noter que le viaduc supporte un trafic journalier moyen d’environ 60 000 véhicules.

Sa cure de jouvence, laquelle représente "un défi technique important", est jugée nécessaire. Il s’agira pour l’essentiel de renforcer les deux parties d’approche par la mise en place de 504 étriers et la pose de 72 nouvelles poutres.

"Cela représente 8 700 m2 de tablier sur un total de 17 700 m2 et 3 900 tonnes de gravats." En termes de béton armé, 2 600 m3 sur un total de 3 000 devront être mis en œuvre. Il faut aussi ajouter, concernant la partie centrale, la pose de 6 câbles de précontrainte d’une longueur de 280 mètres ainsi que celle d’un nouveau revêtement, d’un nouveau système d’égouttage, d’écrans antibruit, d’éclairage Led…

Bruno Boutsen