Lorian et ses amis ont sauvé six personnes : "On a entendu des gens qui criaient au secours, on est allés !"

Des jeunes ont sauvé six personnes en fâcheuse posture.

Lorian, 18 ans, et ses amis ont sauvé pas moins de six personnes qui se trouvaient en mauvaise posture, prisonniers de leurs maisons dangereusement entourées par les flots de la Vesdre. "Tout a commencé quand on a vu les pompiers qui ne bougeaient pas trop", explique Lorian. "On a entendu des gens qui criaient à l’aide. Malgré les avertissements des pompiers, avec Jordan, on a pris le risque d’aller sur le toit."

Lorian avait constaté que des maisons étaient emportées par les flots avec peut-être des habitants dedans. "On a d’abord sauvé une famille. Il y avait un enfant de douze ans, un adolescent, une maman et un père. On a trouvé que c’était raisonnable de les faire passer par le toit."

Lors de leur passage sur les toits, ils ont remarqué qu’une personne fermait son Velux pour leur faciliter le passage. C’était Karine, coincée dans son appartement depuis plusieurs heures sans moyen de prévenir les secours. "On a dû arracher le Velux à la main parce qu’elle n’aurait pas pu passer. On l’a évacuée par le toit. Il y avait beaucoup d’adrénaline. On a pris des risques, mais on a sauvé des vies."

Mais alors que les premiers sauvetages leur avaient pris du temps, ils ont décidé de continuer leur acte de bravoure. "Il y avait un petit vieux au balcon. Il ne savait plus quoi faire. On lui a demandé de préparer un sac. On voyait l’eau traverser le bâtiment voisin."

Lorian est retourné sur place avec ses amis. "On a sauvé la personne. On a dû traverser la rivière sur un toit. Si on tombait, on mourrait. Le bâtiment pouvait s’effondrer. Il était fissuré. Tous les bâtiments se sont effondrés."

Les secours ne pouvaient pas intervenir car la situation était périlleuse. "Les pompiers disaient qu’il ne fallait pas y aller. Mais quand j’ai quelque chose en tête, je ne réfléchis pas." Lorian s’est satisfait d’un "merci" des personnes qu’il a sauvées. "Je n’ai rien demandé, ils n’ont rien demandé. On s’entraide comme on peut."

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