La façade d'une maison s'effondre à Pepinster, près de sept semaines après les inondations

Plusieurs semaines après les inondations, la façade d'une maison s'écroule à Pepinster. Les travaux de consolidation n'ont pu être effectués à temps.

La façade d'une maison s'effondre à Pepinster, près de sept semaines après les inondations
©MAXPPP
La Rédaction avec Belga

A Pepinster, la façade d'une maison touchée par les inondations de la mi-juillet et située rue Hubert-Halet a dû être démolie dimanche en urgence, ont indiqué lundi les pompiers de la zone Vesdre, Hoëgne & Plateau et le bourgmestre Philippe Godin. Ces travaux interviennent à la suite de l'effondrement d'une grosse partie de ladite façade le dimanche matin. Personne n'a toutefois été blessé lorsque cela s'est produit, des barrières empêchant les passants de se trouver à proximité.

Les autorités ont alors dû trouver une solution en urgence pour démolir le reste de la façade: "Il restait des pans de mur qui pendaient et qui présentaient des risques", a commenté le bourgmestre.

C'est la raison pour laquelle cette rue, fort fréquentée de Pepinster, a été sécurisée et qu'une société a procédé à la démolition du reste de la façade, le plus proprement possible. Il se trouve que l'assureur avait demandé à réaliser ce travail lui-même mais a, semble-t-il, été pris de court.

Chaque commune touchée par les inondations tient un registre des bâtiments qui présentent un risque d'instabilité à la suite des inondations survenues mi-juillet. A Pepinster, Philippe Godin avait pris un arrêté de démolition fin juillet concernant une cinquantaine de bâtiments, sur la base d'un rapport remis par la zone VHP (Vesdre, Hoëgne & Plateau) et par des experts.

Une décision qui avait été contestée par certaines compagnies d'assurance qui ont demandé des études complémentaires. Une importante réunion doit se tenir fin de semaine avec les assureurs des maisons fragilisées pour savoir s'il y a lieu de les rénover ou de les démolir puis la commune statuera de façon définitive. L'enjeu est de taille pour la population: des compagnies pourraient refuser d'intervenir dans les frais de démolition pour les bâtiments qu'elles estiment réparables. En attendant, la pluie et le mauvais temps continuent d'affaiblir les édifices "et ce qu'il s'est passé hier ne peut que nous donner raison", estime le maïeur. La maison en question fait partie de la liste des bâtiments concernés par cet arrêté de démolition.