Verviers accueillera la première maison de détention de Wallonie

Ce sera la première de Wallonie. Il devrait y en avoir quinze au total en Belgique.

Vincent Van Quickenborne
©Marie Russillo

Pour la mise en œuvre des peines de courte durée, le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, mise notamment sur les maisons de détention qui offrent des opportunités d’innover et d’examiner d’autres formes de la détention.

Il s’agit, d’établissements fermés à plus petite échelle (20 à 60 personnes), visant la détention de détenus condamnés à des peines de prison allant jusqu’à 3 ans. La détention dans des structures plus petites permet le développement d’un régime adapté au niveau de sécurité nécessaire à cette catégorie de détenu.

La gestion d’un groupe plus restreint rend possible l’organisation d’activités adaptées, une meilleure connaissance des détenus et donc de privilégier la surveillance dynamique.

En plus de la prison

Grâce aux maisons de détention, les détenus sont accompagnés vers un emploi avant même leur libération. De cette façon, ils peuvent se remettre en selle. En outre, de nombreuses entreprises de la région ne parviennent pas à remplir leurs postes vacants, dès lors ils seront mis en contact avec la maison de détention. Ce projet s’inscrit dans celui, plus global, visant à une diminution de la récidive.

La Justice souhaite ouvrir 15 maisons de détention dans les prochaines années. Pour ce faire, un budget de 92 millions d’euros a été prévu. Si la première maison de détention ouvrira ses portes à Courtrai, c’est la ville de Verviers qui accueillera la deuxième maison de détention du pays.

Grâce à une bonne collaboration avec la Régie des bâtiments et les autorités de la ville de Verviers, la première maison de détention de Wallonie ouvrira sur le site de l'ancienne maison de repos Châtelet après différents aménagements. Cela laissera le temps aux sinistrés des inondations de cet été qui y sont encore hébergés de terminer leur réinstallation.

Outre une maison de détention, la reconstruction de l’ancienne prison reste évidemment en cours faisant ainsi de Verviers un pôle Justice.