Plus long et plus cher, le chantier de l’hôtel de police !

Les policiers d'Ans/Saint-Nicolas devraient intégrer les nouveaux locaux dans le premier semestre…

Plus long et plus cher, le chantier de l’hôtel de police !
©TONNEAU
Defgnée Jessica

Pourquoi, alors qu’on l’avait annoncé dans le courant de 2021, le nouvel hôtel de police de la zone d’Ans/Saint-Nicolas n’est-il pas encore opérationnel ? Si en passant rue du Montenegro, à quelques pas de la sortie d’autoroute à Bonne-Fortune, on peut en effet constater que les travaux touchent à leur fin, les policiers sont bel et bien toujours installés dans leurs locaux d’Ans (rue Henri Delvaux) et de Saint-Nicolas (administration communale)…

S’il n’est pas rare qu’un chantier accuse du retard, ne serait-ce simplement qu’en raison des conditions météorologiques, d’autres raisons, selon le bourgmestre d’Ans, Grégory Philippin, expliquent cette situation, à commencer par l’arrêt forcé du chantier durant le confinement. De plus, toujours en lien avec le Covid-19, le chantier rencontre certaines difficultés d’approvisionnement. Ce que l’on constate, çà et là, qu’il s’agisse de dossiers publics ou privés…

Explosion des prix

Si bien qu’une première réception provisoire doit avoir lieu dans les prochains jours, suivie d’une deuxième dans les deux à trois mois, selon le bourgmestre ansois, par ailleurs président de la zone de police d’Ans/Saint-Nicolas. Aussi, les policiers devraient intégrer l’hôtel de police dans le courant de ce premier semestre.

Pour rappel, ce site a été choisi pour sa position centrale vis-à-vis des deux territoires couverts mais aussi pour sa proximité des axes autoroutiers. Les policiers de la zone seront donc rassemblés au sein d’une même infrastructure flambant neuve, ce qui n’est pas un luxe pour les agents logés actuellement au sein de conteneurs sur le site de l’ancienne gendarmerie à Ans, rue Henri Delvaux… Un ancrage local sera néanmoins maintenu dans chaque commune, à l’administration communale de Saint-Nicolas et à travers le commissariat virtuel à l’administration communale d’Ans.

Un chantier qui aura donc duré plus longtemps… et qui aura également coûté plus cher ! "S'agissant d'un dossier de plus de 10 ans, les prix ont naturellement augmenté. À cela s'ajoutent le fait que les prix des matériaux ont explosé avec la crise et la modification des normes en matière de sécurisation d'infrastructures policières", relève Grégory Philippin.

C’est ainsi qu’en bout de course, l’investissement, de l’ordre de 9 millions au départ, atteindra les 10 à 11 millions… tandis que le subside de la Région wallonne, lui, est resté plafonné à 2,4 millions...

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