Un auto-stoppeur tire sur un couple à Anthisnes: "Il a eu du mal toute sa vie", confie son père

Le papa avoue ne pas comprendre comment son fils s’est retrouvé à plus de 150 km de chez lui 24 heures plus tard.

Un auto-stoppeur tire sur un couple à Anthisnes: "Il a eu du mal toute sa vie", confie son père
©BELGA

Drame dimanche soir à Anthisnes. Vers 23h, Younes et Leila, un couple de trentenaires qui circulait sur la RN638, envisagent de prendre en charge un auto-stoppeur qui marchait le long du chemin. Une bonne intention qui aura de graves conséquences pour le couple.

En effet, l'homme de 22 ans, originaire de Gooik, dans le Brabant flamand, voulait se rendre à Liège. Mais la destination était trop lointaine pour le conducteur et sa femme, habitants Seraing. L’auto-stoppeur ouvre alors le feu à trois reprises, touchant deux fois le conducteur et une fois sa compagne. Leur enfant, également présent dans la voiture, n’a pas été touché.

"Il a eu du mal toute sa vie"

Dans les colonnes du Nieuwsblad, le père de l’auto-stoppeur est revenu sur l’incident provoqué par son fils, L.P. Le jeune homme de 22 ans, qui vit avec ses parents, a subitement disparu samedi soir. "Lors de la fête d’anniversaire de mon frère, il avait un peu trop bu", confie le père, avant de poursuivre: "Mon fils a dû vomir. Je l’ai ramené chez lui, puis je suis retourné à la fête. Ce n’est que dimanche matin que nous avons vu qu’il était parti."

L.P. avait écrit un mot à ses parents. Ces derniers ne devaient pas le chercher, il voulait se suicider. "Mon fils ne ferait pas de mal à une mouche. Il a eu du mal toute sa vie. Il est autiste, ce qui l’empêche de socialiser ou de garder un emploi. Il a été harcelé dès son plus jeune âge. Cela semblait aller mieux ces derniers temps. Dans sa lettre, il a écrit que tout cela devenait trop pour lui", explique le père du jeune homme.

Le patriarche avoue ne pas comprendre comment son fils s’est retrouvé à plus de 150 km de chez lui 24 heures plus tard.

L’origine de l’arme utilisée par L.P. est également un mystère pour son père. "Mon fils collectionne des pièces de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Mais toutes les armes qu’il possédait avaient été désactivées", a-t-il précisé, toujours auprès de nos confrères du Nieuwsblad.

De son côté, la police fédérale a confisqué l’intégralité de la collection du jeune Flamand.