La faculté vétérinaire de l’ULiège retrouve son agrément

La faculté vétérinaire de l’ULiège retrouve son agrément
©belga

En février 2020, la Faculté vétérinaire de l’ULiège, seule université francophone qui propose le master en sciences vétérinaires, a perdu son agrément européen. Une perte qui pourrait ne plus être d’actualité. C’est en tout cas ce qui ressort d’une question parlementaire posée, ce lundi, par la députée Diana Nikolic (MR) à la ministre Glatigny.

Pour rappel, ce retrait d’agrément était dû à un nombre trop élevé d’étudiants, un manque de professeurs et des travaux pratiques réduits à leur plus simple expression faute d’animaux disponibles en suffisance.

“En effet, a expliqué la parlementaire devant ses pairs, la faculté dispose d’un enseignant pour environ neuf étudiants, c’est au moins deux de trop pour conserver le label. Quant aux animaux, il n’est pas rare qu’une dizaine d’étudiants doivent se concentrer sur un seul animal. Outre le stress que cela génère chez la bête, tous les étudiants n’ont pas la possibilité de l’approcher assez longtemps pour poser leur propre diagnostic ou assurer les soins nécessaires.”

La perte de l’agrément européen, sorte de label de qualité à l’échelle du continent, avait pour conséquence que 300 diplômés annuels se voyaient refuser l’accès à certaines formations post-master de spécialisation en médecine vétérinaire à l’étranger. “Leur mobilité internationale était également remise en cause, comme pour certains étudiants français qui craignaient même de ne pas pouvoir revenir exercer dans leur pays à l’issue de leurs études.”

Régulation

“Or, continue Diana Nikolic, il me revient que l’Association européenne des établissements d’enseignement vétérinaire serait sur le point de rendre son label à l’ULiège.”

Et la parlementaire de demander confirmation à la ministre qui n’a pas tardé à la satisfaire. “C’est en effet une bonne nouvelle pour les étudiants et pour la faculté. Il était essentiel que cette accréditation soit réobtenue avant 2022-2023 sous peine, par exemple, de voir les étudiants ne pas pouvoir accéder à certaines spécialisations à l’étranger. L’instauration, en 2017, du concours en fin de première, ainsi que sa pérennisation en 2021 a permis de répondre à la nécessité de réguler le nombre d’étudiants dans la suite du parcours.”

“La subvention spécifique accordée à la faculté – celle pour 2022 venant d’ailleurs d’être approuvée par le Gouvernement, pour un montant de 181 044 euros – aussi. Celle-ci permet de participer au renforcement de l’encadrement pédagogique et de rencontrer les besoins des étudiants engagés dans le cursus, en particulier dans le cadre des masters 2 et 3, années qui demandent le plus fort encadrement et où les effets du concours ne se sont pas encore fait sentir. Ces différentes mesures, combinées bien entendu à la qualité de la formation organisée par la Faculté, lui permettent donc de récupérer cet agrément”, souligne Valérie Glatigny.