Vandalisme homophobe à la cathédrale Saint-Paul de Liège: "Nous ne voulons pas cautionner ces gestes destructeurs"

Anne Locht du Service diocésain des couples et des familles commente l'affaire.

J. He.
Vandalisme homophobe à la cathédrale Saint-Paul de Liège: "Nous ne voulons pas cautionner ces gestes destructeurs"
©Tonneau

Mardi dernier, des photos représentant deux familles homoparentales ont été taguées et dégradées à la cathédrale Saint-Paul de Liège. Deux clichés ont été recouverts, au feutre noir, d'une même phrase : "Le modèle de la famille c'est un homme une femme, ensemble ils donnent la vie." Ces images avaient été montrées sans problème cet été dans la bibliothèque du grand séminaire de la Cité ardente. Les photos de Dominique Servais orneront jusqu'au 13 octobre les cimaises du cloître de la cathédrale dans le cadre de l'exposition "Familles aux mille visages" mise sur pied par le Service diocésain des couples et des familles.

L' initiative diocésaine vise à promouvoir l'accueil que l'Église catholique entend réserver à de nouvelles formes de parentalité. "Nous ne cautionnons en aucune façon cet acte homophobe et condamnons totalement cet acte de malveillance", déclare Anne Locht du Service diocésain des couples et des familles.

Les photos seront replacées

La responsable souligne avoir demandé pardon aux deux familles touchées par cette dégradation pour les avoir exposées, sans le vouloir, à cette violence. "Nous sommes tristes aussi parce que toutes ces familles nous ont fait confiance, qu'elles ont compris ce que nous voulions montrer et qu'elles étaient fières de participer au projet. Familles ordinaires, monoparentales, homoparentales, recomposées, mixtes, en attente d'un enfant, liées par le mariage ou non… leur dénominateur commun, c'est qu'elles sont toutes, d'abord et avant tout, autant d'histoires d'amour, précise notre interlocutrice. Certains ne seront peut-être pas à l'aise avec toutes ces figures de familles. Mais nous ne voulons pas cautionner ces gestes destructeurs. Chaque fois qu'il y a stigmatisation, ostracisation, rejet ou dénigrement d'un être humain par un autre, ce sont tous les êtres humains qui sont touchés et abîmés", renchérit la responsable.

Anne Locht précise que les deux photos seront bien évidemment replacées dans l’exposition dès qu’elles auront été réimprimées .

Le photographe a déposé une plainte à la police pour vandalisme avec circonstance aggravante d’homophobie.