Gazette de Liége

Ce jeudi, la mobilisation en faveur de l’instauration d’une autre politique climatique ne s’est pas tarie. 5.000 jeunes ont manifesté à Bruxelles. À Louvain, ils étaient 10.000 à s’être réunis. Plusieurs dizaines d’étudiants ont aussi manifesté à Mons.

En Cité ardente, ils étaient moins nombreux que lors des précédents rassemblements : 2.000 il y a deux semaines, 15.000 il y a huit jours. Mais les 500 jeunes Liégeois présents ce jeudi sur le temps de midi devant l’hôtel de ville de Liège, sur la place du Marché, étaient particulièrement déterminés. “Le projet de loi climat est une lueur d’espoir pour notre avenir, indique Mattéo Paganini, élève en 5e secondaire à Saint-Barthélemy, nous continuerons à manifester et poursuivrons le mouvement afin de maintenir la pression et forcer le monde politique à signer ce texte. Nous resterons toujours aussi chauds tant que le climat ne se refroidira pas”. Sacha Walin, élève en 5e secondaire au collège Saint-Louis, ajoute : “il faut dire que le rassemblement de ce jeudi a été organisé tardivement. L’événement Facebook date d’avant-hier”.

Contrairement aux dernières semaines, les représentants des manifestants n’ont pas rencontré ce jeudi les autorités communales liégeoises. “Ces entrevues ont été constructives, mais on attend désormais que les paroles se transforment en actes, relate Mathis Lambermont, élève en rhéto à Sainte-Véronique, et on se rend bien compte que le pouvoir communal n’a pas toutes les cartes en main pour changer les choses. C’est surtout au niveau fédéral et régional que la situation doit évoluer”.

500 manifestants à Herve

Parallèlement au rassemblement place du Marché, plusieurs actions se sont déroulées dans différentes écoles de la province de Liège. Ainsi, quelque 500 élèves du collège Marie-Thérèse de Herve ont manifesté jeudi pour le climat au sein de leur établissement scolaire, la direction ayant interdit aux élèves de se rendre dans la Cité ardente où ils avaient manifesté jeudi passé. Il faut préciser que les directeurs et préfets ont reçu il y a quelques jours une lettre de la ministre Marie-Martine Schyns incitant à veiller que “cette mobilisation ne mette pas en péril les apprentissages de chaque élève […] Toute participation aux marches pour le climat pendant les heures de cours et non encadrée doit être considérée comme une absence […] Comme les marches se répètent, nous suggérons de mettre en place un système de rotation […] Notre responsabilité commune est aussi de favoriser le dialogue entre les élèves et les décideurs. Nous proposerons aux présidents de parti de rencontrer des représentants d’élèves le 27 février, à Namur”.

Différentes directions d’écoles ne sont pas montrées enclines à laisser leurs élèves partir manifester, déplore Augustin Crespin, élève en rhéto à Saint-Servais, c’est pour ça que des actions étaient prévues au sein d’écoles de la périphérie liégeoise. Ainsi, si on est que 500 ce jeudi sur la place du Marché, je ne pense pas qu’on puisse dire que le mouvement s’essouffle. Nous sommes toujours aussi motivés. On est obligés de continuer et les actions vont se poursuivre”. Le prochain rendez-vous entre jeunes Liégeois est déjà fixé : jeudi à 9 h à la gare des Guillemins, pour se rendre à la manifestation prévue à Bruxelles.