Le conseil d'administration du CHC (Centre hospitalier chrétien) a tranché, lundi soir et à une forte majorité des deux tiers, face à une question soulevée depuis de nombreux mois : où installer le futur hôpital, regroupant les cliniques St-Joseph (Liège), l'Espérance (Montegnée) et St-Vincent (Rocourt) ?

C'est sur le site de Patience et Beaujonc, ancien charbonnage situé à Glain, que le CHC entend dessiner son avenir. "Un hôpital du 21e siècle, proposant une offre de soins performante, dans un projet fédérateur à long terme pour le groupe", souligne Alain Javaux, directeur général.

Extensions futures

Si une option d'achat du terrain avait été signée fin 2006, le CHC a également exploré les potentialités du site de Fontainebleau, là où se dresse déjà St-Joseph. Cette voie présentait elle aussi de solides atouts, soutenus par plusieurs voix politiques - bien qu'en ordre dispersé - et par les défenseurs d'une "solution urbaine". Reste que le CHC s'est dit "soutenu dans son projet par les autorités".

L'ancien site minier, qui devra faire l'objet d'assainissement et de lourds travaux de fondations, a fait la différence grâce à son terrain de 34 ha, permettant liberté et extensions futures, bien que le projet de départ du CHC nécessite 10 ha. Un seul propriétaire, pas d'expropriations (contre 85 à Fontainebleau), un terrain plat sans risque d'inondabilité : autant d'éléments qui ont plaidé en faveur de Glain.

Si Fontainebleau présente une multimodalité forte - mais avec l'impossibilité d'élargir le parking en surface -, Glain offre, selon le CHC, "une excellente accessibilité régionale mais des difficultés d'accès local, que nous allons devoir repenser". Devront suivre d'autres aménagements pour amener eau, gaz et électricité sur cette colline vierge.

Les administrateurs motivent en outre leur choix par la facilité d'un chantier qui se déroulera en une seule phase impliquant un déménagement unique, alors que l'option Fontainebleau mêlerait chantier et maintien d'une activité hospitalière.

Les responsables ont évalué les coûts : 224 millions d'euros à Glain, 245 à Fontainebleau. Sur ce montant, 150 millions d'euros maximum devraient être pris en charge par les gouvernements wallon (10 pc) et fédéral (90 pc), qui ont accordé leur feu vert sur le dossier. Restera à décrocher le permis d'urbanisme.